500 millions d'euros supplémentaires pour favoriser la création de deeptechs

500 millions d'euros supplémentaires sont débloqués pour favoriser la création de deeptechs, des start-up issues des laboratoires de recherche. Le gouvernement souhaite parvenir à la création de 500 nouvelles deeptechs par an d'ici 2030.

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Laboratoire
Le gouvernement débloque de nouveaux financements pour faire émerger de nouvelles deeptechs.

Pour parvenir à remplir son objectif de 500 nouvelles deeptechs par an d'ici 2030, le gouvernement met la main au portefeuille. 500 millions d'euros supplémentaires sont débloqués dans le cadre du plan France 2030 et de la Loi de Programmation de la Recherche (LPR). La feuille de route a été détaillée lundi 9 janvier 2023 à l'occasion d'une visite en Lorraine de Sylvie Retailleau, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et de Roland Lescure, le ministre délégué en charge de l'Industrie.

Financer la création de start-up

Dans le détail, 160 millions d'euros sont destinés à la mise en place de 25 pôles universitaires d'innovation (PUI). Plusieurs acteurs académiques locaux se regroupent au sein de ces PUI. La première phase pilote, lancée en novembre 2021 autour de cinq établissements, se voit aujourd'hui renforcée afin de déployer le dispositif sur l'ensemble du territoire. Un appel à propositions a été ouvert début décembre pour mettre en place 20 nouveaux PUI. L'objectif est de "renforcer l'impact socio-économique de la recherche et fluidifier et intensifier les relations entre les acteurs de la recherche publique et la sphère socio-économique au sens large" afin de favoriser la création de start-up.

65 millions d'euros visent à renforcer les actions déjà mises en place comme le concours d'innovation i-Lab, la bourse French Tech émergence ou l'aide au développement de deeptechs. Une bourse French Tech Emergence Lab, pilotée par Bpifrance, va également être lancée en 2023 dans le but d'accélérer la création d'entreprises issues de la recherche en les finançant à leurs débuts. Elle sera dotée de 20 millions d'euros pour un montant maximal de 120 000 euros par projet. Le déploiement de cette bourse se fera en lien étroit avec les PUI, souligne le gouvernement, ainsi qu'avec les incubateurs de la recherche publique.

Valoriser les travaux issus de la recherche

Enfin, 275 millions d'euros sont dédiés à la valorisation des travaux issus de la recherche et des programmes de recherche thématiques (PEPR). 17 projets ont été retenus pour structurer des stratégies nationales, favoriser la détection, l'accompagnement et la valorisation de la recherche. Par exemple, le consortium Catriem – piloté par l'Inserm transfert et le SATT Pulsalys – vise à prévenir et contrôler les maladies infectieuses émergentes, les menaces nucléaires radiologiques biologiques et chimiques. Cactus – piloté par le CNRS Innovation et le SATT Pulsalys – vise à lutter contre le changement climatique par la décarbonation de l'industrie.

En parallèle, 100 millions d'euros permettront à l'Etat d'investir directement dans les start-up à différents stades de développement. Avec ce nouveau plan deeptech, le gouvernement entend remplir ses objectifs. En particulier la création d'une centaine de nouveaux sites industriels par an dès 2030.

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