Présentez-nous 1083 ?
1083 est une marque de vêtements familiale, créée avec mon frère en 2013. Notre objectif était de fabriquer nos produits à moins de 1083 kilomètres de nos clients, car c’est la distance séparant les deux villes les plus éloignées de l'hexagone : Menton dans le Sud-Est et Porspoder en Bretagne.
Aujourd’hui, nous proposons un vestiaire Made in France avec des jeans français écoresponsables en coton biologique, des chaussures, t-shirts, chemises, vestes et accessoires. Nous sommes nés grâce à un financement participatif sur la plateforme Ulule, et aujourd’hui, tous nos modèles continuent à être conçus avec l’aide de notre communauté.
Pourquoi avez-vous choisi le circuit court comme modèle de distribution ?
Nous avons choisi ce modèle de distribution pour concurrencer les marques traditionnelles en proposant au consommateur des jeans à plus forte valeur ajoutée locale et environnementale. La proximité est vertueuse : plus nous sommes proches les uns des autres, plus nous le sommes des ateliers, des clients et de nos intermédiaires.
Pour relocaliser entièrement les savoir-faire du tissage et de la confection du jeans en France, cela a impliqué de réinstaller au maximum les différents chaînons de la production dans l’hexagone. Hormis la culture du coton, notre marque relocalise toutes les étapes de la fabrication des jeans en France : la filature, la teinture, le tissage, l’ennoblissement, la coupe, la confection et le délavage.
Dans quel modèle votre démarche de production s’inscrit-elle ?
Le modèle de 1083 s’inscrit dans la perma-industrie, qui s’appuie sur 4 piliers : créer, viser l’équilibre, la proximité et la circularité. Cette démarche nous amène à diversifier notre production, à la rapprocher des clients, à développer des écosystèmes locaux, mais également à partager nos savoirs, nos connaissances et nos technicités avec nos confrères et notre réseau de fournisseurs et partenaires. Nous avons également la particularité d’être totalement transparents : nous envoyons les patrons de nos jeans à nos clients et leur expliquons comment les fabriquer sur leurs propres machines à coudre. C’est une démarche cohérente et constante.
Pourquoi avez-vous rejoint la Communauté du Coq Vert de Bpifrance ?
J’ai cette volonté intarissable d’améliorer nos processus, de diminuer notre empreinte et d’augmenter notre impact social et local. Cela prend du temps et se fait pas à pas, mais c’est une aventure riche et réjouissante. Trouver des solutions, innover, créer, essayer... tout cela est absolument passionnant !
Lorsque j’ai appris l'existence de la communauté du Coq Vert, j’ai trouvé pertinent de la rejoindre étant donné notre engagement pour lutter contre le réchauffement climatique et notre volonté de partage. Il n’y a rien de mieux qu’une communauté pour comprendre certaines problématiques et certains enjeux, mais aussi pour appréhender les solutions possibles au travers les idées des autres. Cela n’est jamais une perte d’énergie que de prendre le temps de s'interconnecter !
Quelles démarches envisagez-vous aux côtés du Coq Vert ?
J’envisage avec mes équipes, le partage de nos travaux sur la perma-industrie, car dans notre entreprise chacun est organisé pour participer et transmettre une part de ce travail collectif. Expliquer notre démarche, cela permet de la confronter, de l'étayer, mais aussi grâce aux regards extérieurs de traiter les objections et de parvenir à consolider notre modèle.
La communauté du coq vert m’apporte des contacts, des solutions, des moments conviviaux, mais aussi de l’énergie. L’humain pour moi est la base de tout, ces communautés sont souvent nourries de personnes porteuses de solutions !
Contenu proposé par Bpifrance




