La fabrication additive prend une nouvelle orientation. Littéralement. Afin de faciliter l’impression de pièces de grandes dimensions, le fabricant américain Thermwood Corporation (basé dans l’Indiana) a décidé de retourner le procédé d’impression pour adopter une approche verticale. Son imprimante ne dépose donc pas les couches de matière les unes sur les autres, à l’horizontale, mais les unes à côté des autres par couches verticales.
D’après la marque, spécialiste des machines d’impression XXL, cette technique appelée Vertical layer print (VLP, impression par couches verticales) permettrait d’imprimer en une seule fois des pièces pouvait mesurer jusqu’à 12 mètres de long. L’innovation, présentée début septembre, fait l’objet de plusieurs demandes de brevets et dénote avec le reste de la concurrence, cantonnée à l’impression horizontale.
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Moules et outils industriels
Disponible en plusieurs gabarits, la machine est composée d’un portique mobile, sur lequel est fixé un bras robotique articulé. Au fur et à mesure que la pièce se construit, le bras se déplace verticalement. De la même manière que la tête d’extrusion d’une imprimante classique monte en même temps que la pièce qu’elle construit.
La machine est capable de manier une extrudeuse ou une tête de fraisage. Une approche hybride, mêlant fabrication additive et soustractive, qui permet selon la marque de délivrer des pièces ne nécessitant pas de post-traitement. Compatible avec différents thermoplastiques, cette machine verticale devrait, selon l’entreprise, permettre d’imprimer des moules de fonderie, de l’outillage industriel, voire, des composants aéronautiques.



