Ce n’est qu’une pièce d’une grande machine, mais elle a son importance. En septembre, la start-up américaine Commonwealth Fusion Systems (CFS) a dévoilé les bonnes performances d’un électroaimant de sa conception, qui a pu générer un champ magnétique très puissant, d’une intensité de 20 teslas (T).
Une performance permise par le modèle d’aimant utilisé, dit « supraconducteur à haute température », qui permet de générer des champs magnétiques puissants malgré une « chaleur » relative (jusqu’à - 196 °C). À titre de comparaison, les aimants d’Iter devront être refroidis à - 269 °C pour produire entre 6 et 13 T.
Jusque-là absente des projets de fusion nucléaire, cette technologie doit permettre de réduire la taille des installations nécessaires au confinement du plasma en fusion et faciliter leur refroidissement. À la clé : des centrales moins chères et plus rapides à construire. Grâce à cette prouesse, la spin-off du Massachusetts institute of technology (MIT) se rapproche de la création de son démonstrateur Sparc, un petit réacteur à fusion prévu pour 2025. Reste à industrialiser la production des aimants – Sparc en nécessitera 18 pour former une enceinte magnétique close –, puis à démontrer le fonctionnement du réacteur... Avant de passer à l’échelle industrielle.

Vous lisez un article publié dans L'Usine Nouvelle n°3699 de novembre 2021



