Passer le balai, faire la vaisselle ou débarrasser la table. Si vous rêviez d’un monde sans tâches ménagères, la maison du futur est déjà à nos portes. Sauf que ladite maison s’avère être une simulation baptisée AI RoboCasa et les fées du logis des algorithmes de robots s'entraînant sans relâche. Les chercheurs de l’université du Texas à Austin et de NVIDIA Research ont développé cette plateforme en open source pour faciliter la formation des algorithmes des futures aides ménagères.
Pour eux, les progrès réalisés avec l’intelligence artificielle (IA) permettent la création de simulation diverse et réaliste. «Nous avons utilisé des outils d'IA générative pour créer divers objets, scènes et tâches, a expliqué Yuke Zhu. Ces outils ont considérablement amélioré la diversité et le réalisme du monde simulé. RoboCasa fournit de grands ensembles de données avec plus de 100000 trajectoires pour la formation de modèles.» À l’heure actuelle, ces algorithmes peuvent réaliser une centaine de tâches différentes dans 120 scènes réalistes, où la configuration de la pièce, la position des meubles ou encore les objets à disposition varient.
Le monde réel, ça ne sera pas pour tout de suite
«Deux découvertes clés m'ont le plus enthousiasmé, a déclaré Yuke Zhu. À mesure que nous augmentions la taille des ensembles de données d'entraînement (générés par la machine), les performances du modèle suivaient. Et en mêlant des données de simulation avec des données du monde réel, nous avons constaté une performance accrue des robots.»
Mais des améliorations sont encore possibles. L’équipe de chercheurs de l’université du Texas (Austin) et de NVIDIA Research veulent étendre leurs simulations à d’autres environnements comme des usines ou des bureaux et augmenter le nombre de tâches réalisables. La simulation en open source va aussi permettre que d’autres équipes de recherche s’en emparent pour la faire progresser. Même si les simulations numériques atteignent des niveaux de réalisme inégalé, faire réaliser des tâches complexes à un robot dans le monde réel reste encore un défi.




