Google n’a plus le monopole de l’avantage quantique. Dans la revue Nature, des scientifiques de l’université de technologie de Hefei, en Chine, ont annoncé la création d’un calculateur quantique qui a résolu un calcul en 200 secondes. Opération qui aurait occupé l’un des supercalculateurs les plus puissants du monde pendant... 2,5 milliards d’années.
Cette performance a été réalisée avec Jiuzhang, un calculateur à photons, qui utilise des particules de lumière en guise de qubits. Une technologie jusque-là réputée moins mature que celle des qubits supraconducteurs, utilisée notamment par Google et IBM.
Composé de 300 séparateurs de faisceaux lumineux et de 75 miroirs, le système s’est attelé à la simulation du comportement de bosons, famille de particules dont font partie les photons. Un type de calcul dit échantillonnage de bosons, dont la complexité croît exponentiellement à mesure que le nombre de particules augmente.
Conçu pour résoudre ce problème précis, le calculateur chinois ne peut cependant pas être paramétré pour effectuer différents calculs, contrairement à ceux développés par IBM, Google, Honeywell et par des start-up, notamment les françaises Alice & Bob et Pasqal. Les performances de leurs calculateurs, dits universels, peuvent être estimées sur deux échelles : le volume quantique d’IBM et le Q-score, dévoilé par Atos le 4 décembre. Cette nouvelle métrique mesure la capacité d’un système à résoudre un problème concret, proche des cas d’usages industriels. Avec elle, le français se place en nouvel arbitre de la course au calcul quantique.



