En novembre 2019, c’était en présence des présidents chinois Xi Jinping et français Emmanuel Macron que Thales, l’université de Pékin et l’école Polytechnique avaient initié leur coopération scientifique. Quelques mois plus tard, celle-ci s’intensifie avec la signature, actée le 30 juin et rendue publique mercredi 29 juillet, d’un contrat pour le développement et l’installation en Chine d’un système laser de très haute puissance.
Amplification à dérive de fréquence
Ce laser d’une puissance-crête (rapport de l’énergie sur la durée) de 2 pétawatts à un hertz, ainsi que l’expertise dispensée par Thales et l’école Polytechnique, doivent permettre à l’université de Pékin de prolonger ses travaux dans le domaine de l’accélération de particules et de la physique de la matière. Ceux-ci sont menés dans le cadre du programme « Développement d'instruments et d'équipements scientifiques majeurs » conduit par l’université, en charge de réaliser le programme national de Recherche et Développement de la Chine.
Tout cela n’aurait pas lieu sans les découvertes de Gérard Mourou, professeur à l’école Polytechnique et de son ancienne doctorante, la Canadienne Donna Strickland. En 2018, ils ont obtenu le prix Nobel de Physique pour leur travail sur l'amplification à dérive de fréquence, dite CPA (Chirped Pulse Amplification). Une technique d'amplification des impulsions lasers qui a ouvert la voie aux lasers à impulsion à haute puissance.



