Safran et le CEA-List automatisent l’inspection des pièces aéronautiques métalliques. Début juin, le géant français de l'aéro et le laboratoire de recherche spécialisé dans le numérique ont présenté une machine robotique commandée par un ordinateur et composée de deux bras qui tournent autour de la pièce afin d’en inspecter la surface sous toutes les facettes.
«La pièce est chauffée de quelques degrés pendant une poignée de millisecondes, explique Frédéric Vetil, le directeur transformation digitale et industrie 4.0 de Safran. Quand elle refroidit, la caméra thermique la filme : si une anomalie est présente en surface, elle apparaît sur l’image.»
Industrialisation d'ici fin 2024
Conçue par Safran, la machine a été construite par l’intégrateur Axiome. À terme, tous deux vont s'associer avec l'ingénieriste et fabricant ADF au sein d'un consortium chargé de sa production. L’objectif : produire les premières machines industrielles d’ici à la fin 2024 et, à terme, plusieurs dizaines d’exemplaires.
Actuellement, lorsque les pièces sont métalliques, c’est l’inspection chimique, appelée contrôle ressuage, qui est utilisée. Une méthode manuelle qui nécessite une installation éloignée de la ligne de production et qui met les opérateurs au contact de produits chimiques. La numérisation permet de s'en affranchir, tout en fournissant une continuité numérique de l’inspection sur plusieurs décennies. Au final, l’idée est de digitaliser le processus d’inspection de plusieurs centaines de pièces.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3722 - Septembre 2023



