Pas moins de 40 000 miroirs pilotés par des algorithmes d’IA. C’est, en résumé, la solution d’Heliogen, une jeune start-up américaine sur laquelle compte le géant minier anglo-australien Rio Tinto pour faire baisser de 7 % les émissions de carbone de sa mine de borate à ciel ouvert, en Californie.
Le projet, qui doit débuter en 2022, repose sur un principe simple. Au lieu d’utiliser la lumière du soleil pour produire de l’électricité – le créneau des panneaux photovoltaïques et des centrales solaires à concentration –, les miroirs conservent l’énergie sous forme de chaleur à haute température. De quoi produire la vapeur d’eau nécessaire au raffinage du million de tonnes de borates, ces minéraux utilisés dans les lessives, les engrais et le verre, qui sort chaque année de l’installation de Rio Tinto.
Le projet, qui vise à produire 16 000 kg de vapeur d’eau par heure, occupera la surface de 100 terrains de football. Un test grandeur nature pour le solaire thermique en contexte industriel.



