Les passionnés de voyages spatiaux vont devoir prendre leur mal en patience. La Nasa a annoncé mardi 9 janvier le report de près d’un an de ses missions Artémis 2 et 3 à respectivement septembre 2025 et septembre 2026. La première prévoit que des astronautes fassent le tour de la Lune sans s’y poser tandis que la seconde a pour but d’envoyer un équipage sur le sol lunaire. Cela ne s’est pas produit depuis 1972, date de fin du programme Apollo de l’agence spatiale américaine. De quoi donner un peu plus de temps à la Nasa pour préparer ce retour tant attendu sur le satellite naturel de la Terre. Un délai qu’elle utilise notamment pour développer un appareil plutôt inattendu dans l’espace : un ascenseur !
Transporter des astronautes et du matériel pendant leur séjour
Les astronautes ont pu tester au mois de décembre 2023 une version adaptée à l’espace du moyen de transport le plus utilisé au monde. L’idée paraît… lunaire, mais se révélera très utile. Le but étant de transporter du matériel et l’équipage, qui atteindra l’orbite lunaire grâce au vaisseau Orion, de la partie supérieure de l’atterrisseur Starship HLS de SpaceX (son habitat pendant la durée du séjour sur la Lune) jusqu’au sol lunaire.
Esthétiquement, l’ascenseur de la Nasa n’a rien à voir avec ceux que l’on retrouve dans les immeubles d’habitation. Il s’agit d’une cage métallique blanche qui descendra le long d’un rail vertical fixé à l’atterrisseur. Le test de l’appareil réalisé fin 2023 était «à la fois d'une démonstration fonctionnelle du matériel et d'une occasion de récolter des informations précieuses du point de vue de l'équipage», a expliqué la Nasa fin décembre.
L’idée d’emprunter un ascenseur spatial fait beaucoup fantasmer. L’architecte britannique Jordan William Hughes a récemment imaginé une structure composée de câbles tout au long de laquelle des drones transportant des humains et du matériel progresseraient. Le tout permettrait de relier une station spatiale depuis une base située dans l’océan. S’il paraît bien plus farfelu que celui de la Nasa, ce projet a été récompensé d’un prix de l’architecture spatiale et l’innovation de la Fondation Jacques Rougerie. Comme quoi rien n'est impossible !




