Quand Arnaud Mas commence à s’intéresser sérieusement à la réalité virtuelle, lors de sa dernière année d’études d’ingénieur à l’Université de technologie de Compiègne, cette discipline n’en est encore qu’à ses balbutiements. Diplômé en 2007, il décide d’approfondir ses connaissances sur le sujet aux Arts et Métiers ParisTech.
En parallèle, il devient doctorant salarié chez Renault et prépare une thèse sur l’utilisation de simulateurs pour l’évaluation des systèmes d’aide à la conduite. «Les simulateurs permettent d’étudier comment ces dispositifs modifient le comportement du conducteur et la perception de son environnement», explique le trentenaire.
Depuis dix ans, sa carrière se poursuit au sein de l’équipe R & D d’EDF, où il crée des applications censées faciliter les métiers du groupe. La réalité virtuelle sert notamment à former les agents de maintenance aux situations critiques, en les immergeant par exemple dans le jumeau numérique d’une centrale nucléaire. «Il y a quelques années, seule une poignée d’enthousiastes développait des prototypes de ce type, se souvient l’ingénieur. Aujourd’hui, c’est du concret. Tous les industriels s’emparent de cette technologie et cherchent à en faire un outil de travail.»
Également enseignant vacataire à l’école Epita depuis 2019, Arnaud Mas tient à transmettre son émerveillement aux nouvelles générations. «C’est une expérience très enrichissante. Le regard neuf de mes étudiants me pousse sans cesse à me remettre en question, assure-t-il. C’est essentiel dans un domaine comme celui-ci, en perpétuelle évolution.»



