Orléans, un terreau fertile pour la recherche et l’innovation

Dans le cadre de la tournée «Territoires & Industrie», L'Usine Nouvelle et La Gazette des Communes font étape à Orléans le 4 mars. Sur ce territoire, recherche publique, entreprises et start-up collaborent étroitement dans des secteurs variés, allant de la cosmétique à l’intelligence artificielle en passant par les énergies et la mécanique.

Lab'O à Orléans
Né d'un partenariat entre la métropole d'Orléans et de grandes entreprises, l'incubateur Lab'O compte plusieurs success stories.

À l’instar de ce qui se passe dans les pôles de compétitivité de la région Centre-Val de Loire (Cosmetic Valley, S2E2, Polymeris, Dream), les synergies entre acteurs de la recherche et industriels, encouragées par les acteurs publics, stimulent l’économie orléanaise. Notamment, depuis la labellisation Territoire d’industrie, en 2023, de la métropole d’Orléans. L’agence régionale de développement Dev’Up et la métropole d’Orléans ont depuis renforcé leur accompagnement des industriels, afin qu’ils négocient les virages technologiques et environnementaux nécessaires.

Illustration d’une coopération entre public et privé, le projet Prometa du Pôle Formation UIMM Centre-Val de Loire est né grâce à l’union d’acteurs publics, d’industriels (OPCO 2i, UIMM) et d’écoles d’ingénieurs. Sa vocation est à la fois de renouveler l’offre du centre de formation et d’apprentissage de la métallurgie et d’être une vitrine des métiers et des technologies de l’industrie du futur. Ce centre «formera les talents au plus près des besoins des industriels du territoire, qui pourront venir y tester des technologies de pointe», explique Stephan Chaligné, délégué général de l’UIMM Loiret-Touraine. Les programmes de formation seront conçus avec des entreprises expertes dans leur domaine, pour apporter des solutions innovantes, sur l’hydrogène, l’IOT, la fabrication additive.

Un écosystème de recherche au service de l’industrie

À Orléans, les industriels locaux peuvent s'appuyer sur une solide infrastructure académique : une université, le CNRS, l’INRAE, l’INSERM, une école d'ingénieurs (Polytech)… Tous ces organismes jouent un rôle-clé dans le soutien à l’innovation. Les travaux universitaires réalisés par les entreprises avec le CEA et le BRGM sont nombreux. Orléans s’est par ailleurs dotée d’un programme de recherche partenariale spécialisé en cosmétiques et sciences du bien-être, CosmetoSciences. Cet écosystème académique et de recherche local est enrichi par trois laboratoires communs avec des industriels, BorgWarner (hydrogène), Servier et Stellantis. Le groupe Stellantis et l’université ont ainsi dédié une plateforme à la recherche sur les énergies du futur et la mobilité durable : l’OpenLab Energetics. Les industriels de la cosmétique développent par ailleurs leur propre recherche. Le groupe LVMH dispose par exemple d’un centre de recherche, Hélios, à St-Jean-de-Braye. Il rassemble des chercheurs spécialisés en chimie, biologie et formulation et collabore avec les partenaires locaux notamment au sein du pôle Cosmetic Valley.

Des incubateurs pour gagner en agilité

En 2016, est né d’un partenariat entre la métropole et de grandes entreprises (Engie, Total Energies, Groupe Partnair…) l’incubateur Lab’O Village By CA. Il compte de belles success-stories parmi la centaine d’entreprises hébergées. iZySolutions, spécialisée dans les solutions logicielles pour l’industrie optique, est passée de 4 à 40 salariés et a déménagé à Olivet (Loiret). Impact, éditeur de logiciels pour les secteurs de la défense et de la sécurité, s’est installé avec son équipe de 40 salariés dans le centre d’Orléans. Pi-Pop, start-up de vélos électriques sans batterie, gagne des parts de marché tandis que Polytopoly, qui aide l’industrie à incorporer des plastiques recyclés dans ses conceptions, a été accrédité au niveau européen.

Petit frère du Lab’O, l’espace l’Agreen LAB’O (3,3 millions d’euros), né en 2021 de l’idée de «mettre le numérique au service du végétal» de Laurence Beulin, veuve de Xavier Beulin, apporte des solutions aux porteurs de projet dans l’agriculture et les technologies du végétal.

Le numérique, un accélérateur

Autre accélérateur, l’Industry Lab (1 million d’euros), plateforme technologique implantée au sein du Lab’O, permet à de jeunes pousses de façonner leurs prototypes. Et à des entreprises telles qu’EDF Hydro de trouver des solutions, comme le robot innovant «FlexiDock», capable de nettoyer, décaper et peindre et traiter des ouvrages complexes de grande taille, barrages par exemple.

Les collaborations entre laboratoires et entreprises ne sont jamais à sens unique. Ainsi, le bureau d’études mécanique et électronique Altyor accompagne des start-ups variées, s’enrichissant à chaque projet. «Nous traduisons l’idée de la start-up, souvent née d’une technologie de rupture, en caractéristiques techniques, afin qu’elle puisse concevoir et fabriquer son produit», explique son président Yanis Cottard. Des modules de pilotage d’appareils électriques, aux claviers et éclairages connectés, le champ de recherche est varié. «Nous étudions aussi la faisabilité industrielle en termes d’économie circulaire. C’est passionnant pour nos équipes, je n’ai pas de difficulté à recruter», reconnaît le dirigeant d’Altyor qui compte 250 salariés, dont 25 en R&D. Innovation et champ d’application en perpétuel mouvement sont des atouts indéniables pour l’attractivité du territoire.

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