Eclipsées par la transition électrique, les voitures autonomes font leur grand retour, avec des promesses beaucoup plus raisonnables. Dans cette course à la technologie, Mercedes-Benz vient de prendre une longueur d'avance : la marque allemande a indiqué jeudi 9 décembre avoir décroché l'homologation de son système d'aide à la conduite de niveau 3.
Ce dernier autorise le conducteur à détourner le regard de la route dans certaines situations précises, comme en cas d'embouteillages sur l'autoroute. Il peut alors consulter ses mails, naviguer sur internet et même regarder un film, mais doit être en capacité d'intervenir à tout moment si le système lui demande. S'il ne réagit pas dans un certain délai, le véhicule s'arrête automatiquement « de manière contrôlée ».
Une technologie signée Valeo
Le constructeur allemand précise dans un communiqué que ce dispositif sera intégré aux Mercedes-Benz Classe S, disponibles en Allemagne à partir du premier semestre 2022, et qu'il pourra être activé dès lors que la vitesse ne dépasse pas les 60 km/h. Ces berlines de luxe seront dotées du Scala 2, un LiDAR (« light detection and ranging », ou détection par laser) développé par Valeo. Devenu un spécialiste du secteur, l'équipementier français planche même déjà sur une nouvelle version qui pourrait fonctionner jusqu'à 130 km/h.

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La France a d'ailleurs adapté son code de la route en juillet dernier afin de lancer l’expérimentation de véhicules à conduite automatisée, dès septembre 2022. Devant cette opportunité, le groupe Stellantis ne veut pas louper le coche : il prévoit de commercialiser son premier système de niveau 3 en 2024. Développé avec BMW, celui-ci pourrait être étendu à l'ensemble des gammes de ses 14 marques.
Tesla derrière
Stellantis n'a pas choisi son partenaire par hasard. L'Allemagne fait partie des pionniers de la conduite autonome, les systèmes de niveau 3 y sont théoriquement autorisés depuis 2017. Outre la récente annonce de Mercedes-Benz, Audi voulait également intégrer cette technologie à sa nouvelle A8 mais a fini par renoncer, en pointant du doigt le manque de réglementation claire à l'échelle européenne. Le Japon est lui aussi bien engagé sur ce marché : il est devenu fin 2020 est devenu le premier pays au monde à homologuer un système autonome de niveau 3 sur la voie publique, intégré à une Honda Legend.
Mais la concurrence dans la voiture autonome est portée par un poids lourd de l'électrique : l'américain Tesla. Pourtant, l'entreprise d'Elon Musk ne commercialise pour l'heure que des véhicules de niveau 2, qui impose au conducteur d'être attentif en continu et de superviser les opérations du tableau de bord. Par ailleurs, le régulateur des Etats-Unis lui reproche d'avoir ignoré ses recommandations visant à améliorer le système. Qu'à cela ne tienne, le milliardaire semble toujours convaincu qu'il pourra rapidement décrocher le niveau 5, qui prévoit une autonomie complète.



