Les (grandes) ambitions de Renault dans les nouvelles mobilités

La marque de Renault dédiée aux nouvelles mobilités, Mobilize, doit générer près de 20% des revenus du groupe d’ici à 2025.

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Mobilize nouveau modèle
Pour les nouveaux services de mobilité, Renault mise sur un petit véhicule biplace, EZ-1, dans la lignée de la Renault Twizy.

Sous la direction de Luca de Meo, Seat s’était imposé comme la tête de pont du groupe Volkswagen dans les nouvelles mobilités. Des gisements de valeur sur lesquels le dirigeant italien s’est longuement étendu lors de la présentation très attendue du plan stratégique de sa nouvelle maison, Renault, jeudi 14 janvier, qui doit permettre au groupe au Losange de se sortir de plusieurs années de crise.

"Les constructeurs traditionnels doivent se recentrer sur la chaîne de valeur de la nouvelle mobilité. Il s’agit de devenir un acteur dans la data, l’énergie et les services. Nous sommes en position de devenir un leader dans cette course", a déclaré le directeur général de Renault lors de la présentation, diffusée en ligne en raison de la pandémie.

20% des revenus grâce à Mobilize

Pas une simple déclaration d’intention. D’ici à 2025, la nouvelle marque de Renault, Mobilize, doit générer près de 20% des revenus du groupe. L’entité, dirigée par Clotilde Delbos, s’est fixé plusieurs champs d’action : acquisition facilitée des flottes grâce aux services de RCI Bank, utilisation accrue des véhicules, recyclage des flottes. Et bien sûr, développement de véhicules pour les services de mobilité.

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Dans ce domaine, Renault mise sur quatre nouveaux modèles, dont deux dédiés à l’auto-partage : la Dacia Spring et un cousin de la Renault Twizy, baptisé EZ-1. Electrique, biplace, le véhicule mesure 2,3 mètres de long et est doté d’un système d’échange de batteries. Un modèle est aussi destiné aux VTC et taxis, et le dernier basé sur le concept EZ-Flex couvre la logistique du dernier kilomètre.

"Software République"

Dans le cadre de la réorganisation du groupe par marque, Mobilize dispose de sa "propre unité commerciale agile et aura sa propre équipe d’ingénierie et de conception", a précisé Clotilde Delbos jeudi 14 janvier. Pour les activités de recyclage, l’entité pourra se diriger vers la Re-Factory installée à Flins (Yvelines), ainsi que vers la "Software République" dans le domaine du développement logiciel.

Cette initiative vise à créer un écosystème spécialisé dans des sujets variés comme la cybersécurité, les data et l’intelligence artificielle. Orange, Atos et Dassault Systems font partie de cette "Software République", présentée comme "un laboratoire à ciel ouvert géant" par Luca de Meo. 1 000 ingénieurs et data scientists de la "Renault Software Factory" seront aussi mobilisés dans ce projet.

Dernière étape du plan

D’après Renault, les opportunités sont colossales. "Les trois groupes de valeur" à savoir les services, les données et l’énergie déjà évoqués par Luca de Meo, "augmenteront de 40% entre 2019 et 2030 pour atteindre un total de plus de 370 milliards d’euros rien qu’en Europe", a ainsi prévenu la directrice générale de Mobilize.

Mais avant, les deux premières étapes du plan stratégique de Renault visent à permettre au constructeur d’améliorer sa marge et ses liquidités, puis de se concentrer sur les nouveaux produits et le renforcement des marques. Avec une offensive de taille dans le véhicule électrique, où la concurrence se renforce sous l’effet des normes européennes d’émissions de CO2.

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