Les constructeurs auto se mettent au quantique

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Salle blanche de R&D chez IonQ à College Park dans le Maryland
Avec IonQ [photo], Hyundai entend se focaliser sur la simulation quantique afin de développer des matériaux plus économes pour ses batteries.

Hyundai confirme l’intérêt de l’automobile pour l’informatique quantique. Le constructeur sud-coréen a annoncé fin janvier s’être associé à la start-up américaine IonQ afin de développer des algorithmes pour étudier les réactions chimiques impliquées dans le fonctionnement des batteries. Ces calculs de simulation quantique pourraient faciliter le développement de nouveaux matériaux plus économes, rapides à produire et efficaces pour ces pièces, les plus coûteuses d’un véhicule électrique.

Avant lui, deux constructeurs pionniers avaient déjà franchi le pas : Volkswagen, en 2017, et BMW, en 2018. Le premier s’est associé à la start-up canadienne D-Wave – qui, comme IonQ, fabrique son calculateur quantique – pour résoudre des problématiques d’optimisation du trafic routier et... du planning de ses ateliers de peinture. BMW, lui, s’est associé en 2021 au fabricant Honeywell et au spécialiste des algorithmes quantiques Entropica Labs, à Singapour. Le projet : identifier le meilleur moment et le meilleur fournisseur pour acheter ses équipements à moindre coût.

La même année, il engageait quatre projets après un concours organisé avec Amazon Web Services (AWS), visant notamment à optimiser le positionnement des capteurs de ses véhicules autonomes ou à améliorer son contrôle qualité. Les deux allemands avaient eux aussi identifié les batteries comme un cas d’application majeur de l’informatique quantique... dont le possible avantage pourrait pousser d’autres constructeurs à tenter leur chance.

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Vous lisez un article publié dans le numéro 3704 de L'Usine Nouvelle - Mars 2022

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