Analyse

La revanche de la cellulose

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Nestlé a commercialisé une nouvelle référence de cacao sous sa marque Nesquik, en emballage papier.

Dans une société prête à se désintoxiquer de sa dépendance aux plastiques, les papiers cartons ont une carte à jouer. La fibre de cellulose, issue de forêts écogérées ou du recyclage (qui atteint près de 70 % en France), convainc de plus en plus d’industriels à la recherche d’alternatives aux polymères pétrosourcés. Les exemples ne manquent pas.

L’an passé, Nestlé a commercialisé une nouvelle référence de cacao sous sa marque Nesquik, en emballage papier. Dans les boissons, les films de regroupement sont peu à peu remplacés par des couvercles en carton. Coca-Cola et Heineken investissent dans cette technologie. Prochainement, les salades Les Crudettes de LSDH troqueront leur sachet en OPP, un complexe plastique non recyclable, contre un papier translucide résistant à l’eau.

L’industrie bascule inéluctablement. Même si toutes les solutions ne sont pas dépourvues de substances pétrochimiques, celles adoptées ont le mérite d’en réduire la quantité. Quand elles n’en assurent pas tout simplement la substitution. "Il y a un besoin de repenser le contenant à usage unique", confirme Sandrine Pappini, responsable de la communication du Centre technique du papier. Depuis des années, son centre de R & D développe patiemment des technologies qui donneront au biomatériau les propriétés qui lui font défaut, jusqu’au 100 % cellulosique. Parmi elles, la chromatogénie qui rend le papier hydrophobe, ou encore la lamination humide qui confère des barrières aux graisses et à l’oxygène, apporteront un goût de renouveau à une industrie en pleine transformation. 

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