Le port du masque va-t-il devenir un sujet pour les vaches ? Rassurez-vous, aucun lien avec le Covid-19 : selon les autorités sanitaires, rien ne prouve à ce jour que les animaux domestiques puissent jouer un rôle dans la transmission du virus. En revanche, les masques pourraient permettre de diminuer les émissions polluantes générées par les élevages. Dans une vidéo publiée mercredi 22 avril, la start-up Zelp présente un dispositif anti-rot destiné aux bovins.
De nombreuses personnes diminuent leur consommation de viande à cause de ce problème : l’agriculture représente la deuxième plus grande source de gaz à effet de serre derrière l’énergie. Et l’élevage à lui seul pèserait autant que le secteur du transport dans les émissions mondiales, à environ 14,5 %. Les producteurs de viande contre-argumentent sur le rôle des prairies dans le stockage du carbone. Une chose est sûre : la viande bovine domine un bon nombre de produits agricoles par son intensité d’émission.
Transformer le méthane en dioxyde de carbone
Encore en phase de prototypage, la technologie de Zelp (pour Zero Emissions Livestock Project) souhaite réduire l’empreinte environnementale des vaches. Comme un harnais classique, elle se fixe sur la tête de l’animal. Une grande partie du méthane émis par les vaches provient en effet de leurs narines. Avec un poids de seulement 100 grammes, le dispositif se veut peu invasif.
Le masque anti-rot permettrait de réduire de 60 % les émissions de méthane des bovins en capturant le gaz dans une cartouche. Une fois remplie, cette cartouche utilise une réaction chimique pour transformer le méthane en dioxyde de carbone, un gaz 30 fois moins réchauffant que le méthane.
Le masque imaginé par Zelp offrirait d’autres fonctionnalités. Avec un GPS et des capteurs, il permettrait de suivre la position de la vache et son état de santé pour offrir une plus grande valeur ajoutée aux éleveurs. Selon Bloomberg, le service doit être déployé en 2021, avec un coût de 45 dollars (environ 41 euros) par vache.




