C’est connu : pour innover, imiter la nature est souvent judicieux. Mais reproduire des capacités issues de centaines de milliers d’années d’évolution n’est pas toujours simple. C’est à ce travail que s’est attelée une équipe de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse, dont les résultats sont publiés dans la revue "Science Robotics".
Pour concevoir un drone polyvalent, capable de voler sans effort et de manœuvrer rapidement dans des espaces exigus, ces derniers se sont inspirés de l’autour des palombes. Un rapace proche de l’épervier, qui change de silhouette en fonction des phases de vol. D’une envergure de plus de 1 mètre pour un poids de 284 grammes, le drone dispose d’une queue et d’ailes capables de se déplier, et surtout de déployer ou rétracter leurs plumes artificielles. De larges ailes aidant à manœuvrer vite.
EPFL De quoi s’approcher des performances aérodynamiques du rapace, capable de voler lentement comme de figures extrêmes en fonction de ses besoins. Que ce soit pour effectuer un looping, couvrir de longues distances ou atterrir avec précision.
Si la coordination des ailes et de la queue doit encore être améliorée, ce modèle bio-inspiré pourrait, couplé à des mécanismes de contrôle automatique, donner naissance à une nouvelle génération de drones, agiles et performants.




