Pays où le surf est roi, l'Australie a beau être littéralement entourée de plages, cela ne lui empêche pas de vouloir toujours plus de vagues ! Située non loin de Gold Coast, une ville côtière de l'Est du pays, au Sud de Brisbane, l'infrastructure 5 Waves est là pour assouvir les envies de tous les amateurs de glisse aquatique.
En chantier depuis 2017 et terminée il y a quelques mois, 5 Waves est devenue la plus grande piscine à vagues du monde. Le bassin a été conçu pour en produire plus de 2 000 par heure, adaptées à tous les niveaux de pratiques et à tous les types de planches. La technologie mise en oeuvre imite la houle du fond des océans, et produit des vagues arrivant par groupes de deux à six qui viennent s'écraser sur plusieurs mini plages aux formes différentes.
Situé au centre de la piscine, un dispositif se charge de créer les vagues. Celles-ci sont propulsées vers l'un des quatre coins, chacun ayant un fond et un rivage différent. De quoi créer des remous aux profils différents, selon la zone. Chaque première vague créée peut ainsi se diviser jusqu'à dix fois tout en changeant de vitesse et de taille.
5 niveaux de vagues différentes
Le bassin propose plusieurs niveaux de vagues. Celles de niveau 1 sont adaptées aux débutants, elles leur permettent d'apprendre à les "attraper" et à se tenir debout sur une planche. Le niveau 2, intermédiaire, produit des vagues douces et faciles à prendre, notamment pour apprendre à tourner. Avec le niveau 3, avancé, les vagues sont légèrement plus grosses et raides, afin d'améliorer la qualité des virages et de commencer à effectuer des figures. Le niveau 4, expert, les vagues commencent par des rouleaux, et leur formes sont adaptées aux entraînements de haut niveau ainsi qu'aux compétitions. Avec le niveau 5, "pro" les vagues s'adaptent au niveau des surfeurs et bodyboarders de haut niveau. Leur taille dépasse les deux mètres.
La structure construite à Gold Coast n'est que la première d'une longue lignée, espère la société Surf Lakes, à l'origine du projet. Sur son site, celle-ci déclare avoir reçu plus de 300 demandes de renseignements pour de possibles constructions, dont 11 en France, et cinq protocoles d'accord. Qui sait, plutôt que Lacanau, Bar-le-Duc, dans la Meuse, pourrait bien devenir la nouvelle capitale française du surf ?




