Dans un monde sans contact, faudra-t-il se résoudre à ne plus avoir d’échanges avec les barmans ? En Espagne, à Séville, l’un des bars de la franchise La Gitana Loca, pouvant rouvrir moyennant de nouvelles règles de distanciation, expérimente l’emploi d’un robot pour faire face à ses premiers rushs dans ce contexte.
La machine se saisit d’un gobelet, l’incline correctement sous la tireuse, puis le redresse au bon moment avant de le poser sur un socle, permettant au client d’emporter son breuvage. Déjà installé avant le confinement, l’équipement a finalement été mis en service à l’occasion de cette période inédite.
Conçu par l’entreprise espagnole Macco, le Food Kart est un chariot robotisé pour servir des aliments et des boissons – il peut assurer 142 services par heure. Actuellement, les serveurs prennent les commandes. Le robot peut néanmoins être autonome : grâce à son écran, les clients peuvent scanner leur carte d’identité afin de certifier qu’ils ont l’âge minimum requis, commander et payer par carte bancaire.
La société, créée en 2013, n’en est pas à son coup d’essai – elle propose une version humanoïde du serveur dans un kiosque fixe, des plateaux autonomes sur roulettes et met en avant, contexte sanitaire oblige, son robot de désinfection et son thermomètre corporel sans contact.
Moins de coûts de personnel
"Aux heures de pointe, il peut y avoir jusqu'à 12 serveurs qui travaillent et même ainsi, les clients doivent faire la queue pour être servis", rappelle Ana Cabeza, cofondatrice de l’enseigne de bars, au quotidien El País. Le recours au robot permet ainsi d’augmenter le débit et de réduire le personnel. Un atout économique, dans un contexte où il n’est pas rentable d’ouvrir compte tenu du peu de clients simultanément présents (seulement la moitié des tables placées en terrasse peuvent être occupées). Des établissements espagnols, italiens et d’Amérique latine ont déjà fait part de leur intérêt pour le produit.




