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Le Français Jean Daillant nommé directeur général du synchrotron de Grenoble

Depuis le 1er septembre, Jean Daillant a pris la direction générale du Synchrotron européen de Grenoble (ESRF), après avoir dirigé Soleil, l’équipement du plateau de Saclay.

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Jean Daillant
Jean Daillant dirigeait précédemment le synchrotron Soleil.

Depuis le 1er septembre 2024, le synchrotron de Grenoble (Isère) dispose d’un nouveau directeur général, en la personne de Jean Daillant. A 61 ans, il succède à Francesco Sette, qui occupait le poste depuis 2009 après avoir été directeur de la recherche.

Jean Daillant prend donc la tête de l’European synchrotron radiation facility (ESRF), qui compte 650 salariés, est gouverné par 21 pays partenaires, est doté de 44 lignes de lumière et dispose d’un anneau mesurant 844 mètres de circonférence. Diplômé en physique de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, il entre au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en 1989, où il devient chef de groupe Matière molle et interfaces. Entre 1999 et 2003, il occupe la fonction de codirecteur du Laboratoire pour l'utilisation du rayonnement électromagnétique, qui était une installation de production de rayonnement synchrotron située à Orsay (Essonne).

Il était directeur général du synchrotron Soleil depuis 2011, après en avoir dirigé le conseil scientifique. Situé à Saint-Aubin (Essonne), sur le plateau de Saclay, ce synchrotron est l'une des très grandes infrastructures de recherche françaises. Jean Daillant est par ailleurs vice-président de l’association des synchrotrons européens (League of European Accelerator-based Photon Sources).

Un nouveau directeur de recherche

Jean Daillant connaît déjà l’ESRF, puisqu’il en a été membre du Comité consultatif scientifique entre 2003 et 2009. Depuis sa réouverture en 2020, l’outil est devenu le plus puissant au monde, en étant capable de générer des rayons X 100 fois plus brillants que sa version précédente, moyennant un investissement de 150 millions d’euros. Le synchrotron s’inscrit dans un paysage grenoblois de la R&D très dynamique, comme l’illustre l’extension de STMicroelectronics à Crolles (Isère). Une nouvelle forme d'uranium y a notamment été identifiée cet été.

Au sein de l’ESRF, une autre nomination a été annoncée en cette rentrée, celle de Michael Krisch au poste directeur de recherche pour la chimie, les sciences de la vie et médicales et la science de la matière molle. Une fonction qu’il occupait par intérim depuis le mois de mars 2024, et pour laquelle il est confirmé pour une durée de cinq ans depuis le 1er septembre. Entré dans la structure en 1988, il était auparavant membre du groupe des systèmes complexes et des sciences biomédicales de la division des expériences, en tant que responsable d’une des lignes de lumière.

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