IBM dope ses calculateurs quantiques... et rejoint Honeywell en tête de la course. En apportant des améliorations logicielles et matérielles à un système de 27 qubits installé chez l’un de ses clients, l’entreprise a atteint un volume quantique de 64. Cette unité de mesure, qui vise à quantifier les performances d’un calculateur quantique, ne repose pas uniquement sur le nombre de qubits, mais sur ses capacités de calcul globales.
Principal concurrent d’IBM, avec Google, Honeywell avait annoncé avoir atteint des performances similaires en juin. Mais leurs calculateurs reposent sur des approches différentes : celui d’Honeywell repose sur la technologie du piège à ions, tandis que ceux d’IBM et Google fonctionnent grâce à des qubits dits supraconducteurs.
Depuis 2017, IBM double le volume quantique de ses calculateurs chaque année. Avec cette annonce, l’entreprise continue sur cette lancée. Elle s’est appuyée sur sa connaissance des composants matériels de ses calculateurs pour développer de nouvelles techniques d’optimisation. Accessibles en open source, ces méthodes pourraient, d’après la firme, s’appliquer à n’importe quel circuit quantique fonctionnant sur un système IBM. L’entreprise devrait donc prochainement améliorer son service de cloud quantique, qui relie un réseau de 28 calculateurs dont 8 disposent d’un volume quantique de 32. Le calculateur qui a bénéficié de ces dernières améliorations était, lui, déployé au sein de Q Network d’IBM, un réseau collaboratif de 115 entreprises, start-up, institutions et laboratoires mis en place par la firme pour faire progresser les technologies quantiques. Son objectif : atteindre l’avantage quantique. Un stade où certaines tâches peuvent être résolues de manière plus efficace et économique par un calculateur quantique que par un système conventionnel.



