Début octobre, les commissaires européens Thierry Breton (Marché intérieur) et Vera Jourová (Valeurs et Transparence) présentaient une liste de dix technologies «critiques» sur lesquelles des évaluations devront être réalisées pour identifier les menaces et les vulnérabilités.
Pour l’heure, les investigations vont se concentrer sur quatre domaines technologiques considérés comme «les plus sensibles» et pouvant représenter un risque immédiat , a expliqué Thierry Breton. À savoir les semi-conducteurs avancés, les technologies liées à l’intelligence artificielle, le quantique et les biotechnologies.
Ces technos peuvent menacer les droits humains et sont susceptibles d’utilisation duale (civile et militaire), plusieurs bonnes raisons pour évaluer leurs risques et prévenir les fuites à l’étranger. Thierry Breton a évoqué la poursuite de la loi européenne sur les semi-conducteurs (Chips act), mais aussi l’accélération des partenariats transversaux avec les États-Unis et le Japon. Pour le reste, le Commissaire européen a pointé la nécessité, face à la Chine, de «surveiller en permanence nos technologies critiques» et «prendre des mesures pour préserver nos intérêts stratégiques et notre sécurité».
Pour des mesures plus concrètes, Thierry Breton a renvoyé à des concertations entre les États membres, qui doivent déboucher au printemps 2024 sur des « mesures d’atténuation » qui viseront à « réduire les dépendances et renforcer les partenariats internationaux ». À condition de réussir à mettre d’accord des États membres dont les intérêts, s’ils sont parfois communs, sont aussi souvent divergents.
UN Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3724 - Novembre 2023



