La conférence de presse n’a duré que 17 minutes contre les 45 prévues. Et pourtant... L’annonce faite par Toyota au CES de Las Vegas, grand-messe de l’innovation technologique, est loin d’être anecdotique. Le constructeur automobile a dévoilé son projet de construire une ville nouvelle au pied du mont Fuji, au Japon.
Baptisé Woven City, ce prototype de la ville du futur sera un écosystème entièrement connecté et alimenté par des piles à hydrogène, sur lesquelles le groupe travaille déjà. L’objectif pour le géant japonais : tester ses technologies, qu’elles soient liées à la mobilité urbaine, la voiture autonome, la robotique de service, la maison connectée et intelligente.
Une ville réelle avec son jumeau numérique
Et pour ce faire, Toyota ne veut pas d’une ville fantôme. Le plan est que s’y installent des employés du groupe et leurs familles, des couples à la retraite, des commerçants ainsi que des scientifiques et partenaires industriels. Toyota espère démarrer avec 2000 habitants, un chiffre qui pourrait grossir au fur et à mesure de l’avancement du projet.
"Construire une ville entière à partir de zéro, même à une petite échelle comme celle-ci, est une opportunité unique de développer des technologies futures, y compris celle d’un système d'exploitation numérique pour l'infrastructure de la ville, a déclaré dans un communiqué Akio Toyoda, le président de Toyota. Parce que les personnes, les bâtiments et les véhicules seront tous connectés et communiquant entre eux, à travers des capteurs et jeux de données, nous serons en mesure de tester l’intelligence artificielle… dans le virtuel comme le réel… et de pouvoir maximiser son potentiel."
Toyota Pour concevoir Woven City, Toyota a mandaté l'architecte danois, Bjarke Ingels, patron du groupe de Bjarke Ingels qui a déjà planché sur de nombreux projets d’envergure, comme la maison Lego au Danemark, le siège social de Google en Californie et les gratte-ciels qui composent les deux World Trade Center. L'inauguration de cette ville nouvelle est prévue pour début 2021.



