Derrière une vitre, une demi-douzaine de machines, ressemblant à des cocottes grises géantes remplies de hublots et de tuyaux. Chaque année, Riber en produit jusqu’à 18 dans son atelier situé à Bezons (Val-d’Oise), où travaillent une centaine de personnes.
La spécialité de la PME française, créée en 1964, qui réalise 90 % de son chiffre d’affaires à l’export : l’épitaxie à jet moléculaire, dite MBE. Une technique qui intervient au début de la production des semi-conducteurs.
Se diversifier vers les équipements en silicium
Le fabricant tricolore, qui détient 50% du marché des machines d’épitaxie, estime avoir réalisé 40 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024. Il se cantonne aujourd’hui à des applications de niche comme les radars, la vision nocturne ou les transmissions à fibre optique. Pour grandir, il ambitionne d’imposer sa technologie d’épitaxie dans la fabrication des composants en silicium sur plaquettes de 300 mm de diamètre pour les fondeurs. À la clé, des applications pour les télécoms et les centres de données, en réduisant les temps de latence grâce à la photonique. C'est la raison d'être de Rosie, un projet lancé en 2021 et doté d'un budget de 3 millions d'euros, avec un soutien à 40% de l'État dans le cadre du plan France Relance. Un premier exemplaire sera expédié en 2025 à «un grand laboratoire européen», révèle la PDG de Riber, Annie Geoffroy.

Vous lisez un article du numéro 3639 - Février 2025



