Le calendrier s’accélère pour Hycco. Il faut dire qu’à l’échelle nationale comme régionale, l’attrait pour l’hydrogène se fait de plus
en plus pressant. Créée en mai 2019, la start-up jusque-là hébergée à l’incubateur de l’École des mines d’Albi (Tarn) dévoile un ambitieux calendrier industriel.
Après son arrivée au printemps à Toulouse, dans le quartier de Montaudran, la jeune pousse mise sur le lancement d’une ligne de production pilote de 150 m2 dès 2023. Un investissement de 2 millions d’euros, en grande partie financé, qui doit servir à faire mûrir un process au cœur de son innovation : la production de plaques bipolaires en matériaux composites, donc légères, mais avec des épaisseurs similaires à la technologie métal.
Une demi-douzaine d'industriels intéressés
Une avancée majeure alors que ces plaques représentent 70 % du poids d’une pile et 30 % de son coût. « Notre technologie permet de réduire le poids d’une pile de 30 %, assure Romain Di Costanzo, le président et cofondateur de Hycco. Nous sommes en contacts avec une demi-douzaine d’industriels et nous comptons produire des centaines de milliers voire des millions de plaques à l’horizon 2025 une fois le procédé de fabrication viabilisé. »
Remarquée par Airbus, la start-up met également en avant l’enjeu de souveraineté de son innovation, dans la mesure où il n’y a pas de fournisseur de plaques bipolaires en France.



