Les États-Unis ont atterri sur Mars en février.La Chine a accompli le même exploit le 15 mai. L’Europe aussi devait atteindre la planète rouge en 2021. Le décollage d'ExoMars a finalement été reporté à 2022, notamment à cause de problèmes liés aux parachutes de la mission. Vendredi 21 mai, l’Agence spatiale européenne (ESA) a fait un point d’étape plutôt rassurant sur ses travaux.
Un nouveau système prêt pour un essai en haute altitude
« Une série d'essais d'extraction à grande vitesse au sol confirme qu'un nouveau système amélioré de parachute et de sac est prêt pour un essai de largage en haute altitude au début du mois de juin », annonce l’ESA. Ce test doit se dérouler à Kiruna (Suède). Il consistera à larguer une réplique d’un module de descente à 29 kilomètres d’altitude depuis un ballon stratosphérique. Les équipes de l’ESA pourront alors vérifier le bon déploiement des parachutes.
En mai 2019 et en août 2019, des tests similaires s’étaient montrés infructueux. « Il y a deux parachutes : le parachute supersonique et le parachute subsonique. Le parachute subsonique fait 35 mètres de diamètre. C’est le plus gros parachute jamais fait pour Mars. Ce qui a été découvert, malheureusement, ce sont des déchirures qui apparaissent au moment de l’extraction des deux parachutes du sac. C’était lié à des problèmes de frottement et de pliage », décrivait à L’Usine Nouvelle André Debus, chef de projet des contributions françaises au projet ExoMars au Centre national d'études spatiales (Cnes).

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Pour résoudre ces problèmes, l’ESA a multiplié les tests au sol sur un site de la NASA aux États-Unis, le Jet Propulsion Laboratory. Lors de ces essais, les équipes de la mission ont mis en place une nouvelle méthode de pliage et un nouveau design pour le sac des parachutes. Une vidéo de l’ESA dévoile quelques-uns de ces tests d’extraction.
Un système crucial pour la réussite d'ExoMars
Le succès de la mission ExoMars dépend du bon fonctionnement des parachutes. Ceux-ci devront se déployer correctement pour ralentir la descente de la plateforme Kazatchok et du rover Rosalind Franklin dans l’atmosphère martienne. En 2016, l’Europe et la Russie avaient échoué dans cette phase cruciale. L’atterrisseur Schiaparelli s’était écrasé sur la planète rouge à cause d’une anomalie du logiciel de navigation.
La réussite du test à venir est d’autant plus importante que « les tests de largage en haute altitude nécessitent une logistique complexe et des conditions météorologiques strictes, ce qui les rend difficiles à programmer », fait remarquer l’ESA. Deux autres tests de largage devraient se dérouler dans l’Oregon (États-Unis) en octobre-novembre 2021. L’ESA évoque d’autres essais éventuels au premier semestre 2022, peu de temps avant le décollage de la mission puisque le lancement d’ExoMars est prévu entre août et octobre 2022 pour une arrivée sur Mars entre avril et juillet 2023.



