Un nouveau contrat pour le Rafale en Indonésie ? “C’est très bien avancé”, dit le gouvernement

Bientôt une bonne nouvelle pour Dassault Aviation ? L’Indonésie pourrait commander prochainement plusieurs dizaines de Rafale. Le ministère des Armées a parlé le 3 décembre d’un projet “très bien avancé” sur BFM Business.

Dassault Aviation Rafale en Inde
L'avion de combat Rafale de Dassault Aviation en train de survoler l'Inde.

Après la Grèce, Dassault Aviation pourrait séduire l’Indonésie. Le gouvernement français a décrit jeudi 3 décembre un projet “très bien avancé” de contrat pour l’avion de combat Rafale. BFM Business parle d’un accord portant sur 36 appareils.

Déjà quatre clients à l’international

Cette commande “n’est pas encore tout à fait signée. Nous y avons beaucoup travaillé”, a tempéré la ministre des Armées Florence Parly sur le plateau de BFM Business. Toutefois, “c’est très bien avancé”, a-t-elle indiqué. Des informations confirmées par La Tribune qui parle de son côté d’un contrat pour 48 Rafale. De même source, l’accord pourrait être finalisé “rapidement”.

S’il se concrétise, ce contrat offrirait au Rafale un cinquième client à l’international après la Grèce, l’Égypte, l’Inde et le Qatar. Dassault Aviation s’est longtemps intéressé à l’Asie du Sud-Est en proposant son Rafale à la Malaisie. L’interdiction de l’huile de palme dans les agrocarburants par le Parlement européen a toutefois compliqué ce dossier. Et la Malaisie avait décidé en 2017 de reporter le remplacement de sa flotte. 

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Des exportations "extrêmement importantes"

La ministre des Armées a rappelé que 500 entreprises travaillaient sur le programme Rafale. ”C'est l'équivalent de 7 000 emplois pendant 18 mois. C'est absolument considérable", a souligné Florence Parly. Pour soutenir Dassault Aviation en pleine crise sanitaire, la France avait annoncé en octobre une commande de 12 Rafale.

La ministre a évoqué d'autres discussions avec la Grèce, la Finlande ou encore la Suisse. “Au-delà de la commande publique que la France adresse à ces entreprises, ces entreprises exportent. C’est extrêmement important parce que le ministère ne peut pas à lui seul assurer la survie de ces entreprises”, a argumenté Florence Parly. Des propos qui font écho au rapport parlementaire dévoilé en novembre sur les exportations d’armement de la France. Les auteurs du document proposaient plusieurs mesures chocs pour mieux contrôler ces livraisons controversées.

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