Dans une tribune intitulée « Le jetable dans les fast-foods, c'est (vraiment ?) fini » publiée dans le Journal du dimanche (JDD) le 4 décembre, cinq organisations non gouvernementales (ONG) alertent sur la prochaine échéance du déploiement du réemploi dans la restauration rapide. Soit le 1er janvier 2023. « Les contenants réemployables seront obligatoires dans un mois. En théorie », résument les signataires qui font le point sur le décret du 28 décembre 2020 pris en application de la loi Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec). « En théorie » car « cette mesure, bien que souhaitable et attendue des consommateurs engagés, est menacée depuis plusieurs semaines. (…) En effet, si certains acteurs de la restauration rapide font preuve de bonne volonté, d’autres se mobilisent de manière plus ou moins discrète depuis des semaines pour minimiser la portée de cette mesure. Ou ne « croient » pas à l’entrée en vigueur du dispositif, compte tenu du contexte rendu difficile par la crise énergétique. D’autres, enfin, ne semblent tout simplement pas au courant et risquent fort de louper l’échéance du 1er janvier. » Pour éviter cet échec annoncé, « nous, organisations engagées pour accélérer la transition écologique, invitons l’ensemble des acteurs de la restauration rapide à prendre part au grand défi collectif auquel nous sommes confrontés. Nous les appelons à laisser de côté les considérations économiques et à tout mettre tout en œuvre pour se conformer à la loi au 1er janvier prochain ».
Contrôle strictes
Diane Beaumenay-Joannet (Surfrider), Moïra Tourneur (Zero Waste France), Muriel Papin (No Plastic in My Sea), Pierre-Emmanuel Saint-Esprit (Collectif EC2027) et Alice Abbat (Réseau Consigne) se font solennels : « Nous appelons les consommateurs à la plus grande vigilance et à sanctionner les enseignes qui ne respecteraient pas la loi, en ne s’y rendant plus, au moins le temps de la mise en conformité. Nous demandons enfin au gouvernement, et en particulier à Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, de mettre en place toutes les conditions pour assurer le bon déploiement de cette mesure. Cela passe par des campagnes de sensibilisation auprès des consommateurs et des professionnels, mais aussi, et surtout, par des mesures de contrôle strictes. Puisque des pénalités sont prévues par le cadre réglementaire, il faudra s’assurer qu’elles puissent bien être appliquées en cas de non-respect. » L’enjeu ? « Les enseignes de restauration rapide servent environ 6 milliards de repas par an dans environ 30 000 points de vente sur tout le territoire, ce qui génère 180 000 tonnes de déchets d’emballages et de vaisselle jetable par an, dont 55% pour la consommation sur place. »
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