Sous la pression des jeunes, de la concurrence et des financiers, Total vient d’annoncer des objectifs de neutralité carbone pour 2050.
Mais, si le projet d’un groupement d’actionnaires visant à inscrire dans les statuts du groupe l’alignement de ses objectifs sur l’accord de Paris sera bien étudié lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires du 29 mai, il ne devrait pas être voté. Le conseil d’administration, présidé par Patrick Pouyanné, y est défavorable. Cela rendrait Total responsable d’une partie des émissions de gaz à effet de serre de ses clients.
En revanche, le conseil d’administration va proposer au vote une résolution pour que "la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux de l’activité de la société" soit désormais inscrite comme l’une de ses missions. Sous-entendu que ce n’était jusqu’alors pas le cas.
En l’espèce, Total n’est pas le seul. Une enquête de 2019 de l’Institut français des administrateurs montrait que lors du recrutement de nouveaux administrateurs, la compétence climat n’était jamais demandée. Chez Total, cela devrait changer.



