Stellantis veut passer de cinq à trois sites tertiaires et R&D en Ile-de-France

Dans le cadre d'un comité social et économique central, Stellantis a présenté un projet de réorganisation de ses implantations en Ile-de-France. Il comprend la fermeture du site de Satory et de Trappes (Yvelines).

Stellantis a défendu mercredi 16 février son projet de réorganisation de ses cinq sites tertiaires et R&D en Ile-de-France, prévoyant notamment la fermeture de deux d'entre eux et la refonte des trois autres, afin de réduire les coûts et de s'adapter à la nouvelle donne du télétravail. Le constructeur automobile né de la fusion entre PSA et FCA a tenu un Comité social et économique central (CSEC) sur le rapport d'expertise réclamé par les syndicats sur son projet horizon présenté pour la première fois en octobre dernier, a dit à Reuters un porte-parole du groupe.

Fermeture de Satory et Trappes

Celui-ci prévoit notamment la fermeture du site de sport automobile de Satory (Yvelines), dont les effectifs seront transférés en 2024 au centre de design de Vélizy, et la fermeture du site de l'ex-FCA à Trappes, dont les équipes sont déménagées à Poissy. Le site de Poissy, où Stellantis loue actuellement deux grands bâtiments tertiaires, accueillera à la place un nouveau campus moderne, mais réduit à 3 400 postes de travail pour un effectif de 8 200 personnes, reflet du développement du travail à distance généralisé pendant la pandémie de coronavirus.

Depuis plusieurs années, les effectifs de PSA, puis aujourd'hui de Stellantis, ne cessent de fondre en France. Depuis l'arrivée de Carlos Tavares à la tête de PSA, entre 2014 et 2021, les effectifs français en CDI ont fondu de 36%, passant d'un peu plus de 56 200 personnes il y a huit ans, à 35 700 salariés à la fin de l'année dernière, selon les données compilées par L'Usine Nouvelle. En 2022 et 2023, le groupe prévoit encore 2 600 départs volontaires.  

Et pas sûr que l'article de Bloomberg publié mercredi 16 février soit de nature à calmer les esprits. Les salariés de Stellantis recevraient des alertes sur leurs boîtes mails « avec des conseils pour leur permettre de trouver des postes excitants - ailleurs », ironise Bloomberg. Une pratique dénoncée par les syndicats français, qui accusent leur management de « harcèlement », selon l'agence américaine. De quoi susciter des crispations en France, avant la présentation du plan stratégique du groupe le 1er mars.

Avec Reuters (Gilles Guillaume, édité par Matthieu Protard)

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