Stellantis suspend ses objectifs 2025 à cause des droits de douane, mais salue leur allègement par Donald Trump

Stellantis a suspendu ses prévisions financières pour 2025, a annoncé le groupe mercredi 30 avril, en lien avec les droits de douane américains qui pèsent sur le secteur automobile. Le groupe a néanmoins salué leur allègement présenté par Donald Trump quelques heures plus tôt.

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Un salarié de l'usine Stellantis de Windsor (Canada) installe une batterie lithium-ion.
Stellantis a suspendu la production d'une usine canadienne début avril, suite aux droits de douane sur les automobiles importées aux Etats-Unis annoncés par Donald Trump.

A l’occasion de ses résultats trimestriels, Stellantis a annoncé mercredi 30 avril suspendre ses prévisions financières pour 2025 «en raison des incertitudes liées aux tarifs douaniers.» Des droits de douane de 25% s’appliquent depuis le 3 avril sur toutes les importations de voitures aux Etats-Unis. Ils se sont pourtant vus allégés pour deux ans la veille au soir par la Maison Blanche.

«Stellantis apprécie les mesures d'allègement des droits de douane décidées par le président Trump», a déclaré John Elkann, président du conseil d'administration de Stellantis. «Alors que nous continuons à évaluer l'impact des politiques tarifaires sur nos activités en Amérique du Nord, nous nous réjouissons de notre collaboration continue avec l'administration américaine pour renforcer une industrie automobile américaine compétitive et stimuler les exportations.»

Un chiffre d'affaires trimestriel en baisse de 14%

Après une année 2024 difficile, marquée notamment par le départ de son PDG Carlos Tavares en décembre, Stellantis a vu son chiffre d’affaire baisser sur la période de janvier à mars 2025, pour s’établir à 35,8 milliards d’euros. Un recul de 14% par rapport au premier trimestre 2024 expliqué par la baisse des livraisons de 9%. Celle-ci résulte notamment d’une baisse de la production en Amérique du Nord, signale le constructeur. «D’autres indicateurs clés de performance reflètent les premiers progrès de notre offensive de redressement commercial», a toutefois souligné Doug Ostermann, directeur financier du groupe.

Début avril, le constructeur automobile aux 14 marques avait suspendu la production dans deux usines au Canada et au Mexique, et licencié temporairement 900 salariés aux Etats-Unis. D’autres grands constructeurs implantés aux Etats-Unis, Mercedes-Benz et General Motors ont également annulé leurs prévisions financières pour 2025.

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