Rouen préempte Chapelle-Darblay

La métropole confirme la piste évoquée en octobre 2021 afin de relancer la papeterie dans les emballages en carton recyclé. -

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UPM Chapelle Darblay

La piste avait été évoquée le 15 octobre 2021 au terme d’une journée mémorable… La métropole de Rouen a effectivement lancé, le vendredi 11 février, la préemption de la papeterie Chapelle-Darblay située à Grand-Couronne (Seine-Maritime). La décision, qui a bien été notifiée au propriétaire finlandais UPM, a été annoncée lors d’une conférence de presse tenue par Nicolas Mayer-Rossignol. L’objectif est de « revendre derrière » pour « préserver un savoir-faire et orienter l'avenir de ce site vers l'économie circulaire, le recyclage papier-emballage », a précisé le président PS de la métropole de Rouen.

Une nouvelle phase de négociations s’ouvre jusqu’en mai en raison des délais de recours tandis qu’UPM a indiqué vouloir étudier les éventuelles suites à donner. La préemption notifiée ne concerne que le foncier à hauteur de 5 millions d'euros. Une deuxième opération doit porter sur les machines, soit un montant de 3 millions hors taxe, selon la métropole. « Nous allons maintenant passer à l'étape suivante et voir officiellement avec tel ou tel industriel solide et crédible la faisabilité d'un projet industriel tourné vers l'économie circulaire et la réindustrialisation », a précisé Nicolas Mayer-Rossignol.

Papiers pour ondulé

Dans le cadre d’une reconversion vers l’emballage, la papeterie pourrait ainsi produire des papiers pour ondulé (PPO) à partir de papiers et cartons à recycler (PCR). Cette piste était défendue par le binôme Veolia et Fibre Excellence avec une capacité évaluée à 400 000 tonnes. Le projet avait été recalé par UPM au profit d’une offre conjointe de Samfi Invest et Paprec qui était pourtant dénoncée par les pouvoirs publics et les syndicats. Avec une capacité de traitement de 40% des PCR collectés en France, l’usine, spécialisée dans le papier journal jusqu'à l'annonce de la mise en vente en septembre 2019 suivie de la fermeture en mai 2020, constituait le premier débouché de la collecte française à hauteur de 480 000 tonnes hier et 350 000 à la fermeture. Les deux machines à papier affichent 130 000 et 250 000 tonnes de capacité.

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