Renault croit en la reconversion de son site d'assemblage de véhicules de Flins (Yvelines) en un pôle dédié à l'économie circulaire. Le président de Renault Jean-Dominique Senard l'a rappelé ce 24 octobre à l'occasion de la Journée de la PFA à Paris.
Flins, l'un des sites historiques d'assemblage de voitures de Renault, est en train de basculer vers de nouvelles activités de reconditionnement de véhicules usagés, de recyclage et d'hydrogène. Le site, dont le dernier modèle, la Zoé - électrique mais d'ancienne génération - verra sa production cesser en 2024, emploie actuellement environ 1900 personnes. Renault va y créer 150 emplois, a déclaré Jean-Dominique Senard ce 24 octobre. Selon la CFDT de Renault Flins, il s'agit d'embauches étalées sur trois ans pour accompagner la diversification du site.
Multiplier par quatre les ventes d'électriques
La transformation de l'industrie automobile vers l'électrification et les autres métiers liés à la transition énergétique sera au coeur du nouveau Contrat stratégique de filière, auquel la profession et les pouvoirs publics apportent actuellement la dernière touche pour la période 2023-2027. Il doit accompagner l'ambition de multiplier à nouveau par quatre les ventes de voitures électriques sur le sol français à 800.000 unités par an. Mais un véhicule électrique reste 50% plus cher que son équivalent thermique, et l'Etat français doit aider à rendre ces modèles plus abordables, sans pour autant ouvrir en grand la porte à la production chinoise plus compétitive.
Confirmation d'une offre de leasing social
Le gouvernement lancera en novembre une offre subventionnée de "leasing social", permettant aux 50% de foyers les plus modestes d'accéder à des voitures électriques à 100 euros par mois, hors assurance mais sans apport, et mi-décembre un nouveau bonus écologique réservé aux véhicules les plus vertueux en émissions carbone sur l'ensemble de leur cycle de production.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a confirmé le 24 octobre que l'enveloppe dévolue à ces mesures notamment, augmenterait en 2024 pour passer de 1,3 milliard d'euros à 1,5 milliard d'euros.
Promesse de campagne d'Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2022, le leasing social s'est fait attendre faute d'une offre européenne suffisante de voitures électriques abordables. Mardi, Bruno Le Maire a cité comme modèles éligibles la nouvelle Citroën ë-C3 à 23.300 euros de Stellantis, ainsi que deux modèles déjà sur le marché, la Fiat 500-e de Stellantis et la Twingo ZE de Renault.
Quant à la future R5 de Renault, fabriquée en France et programmée pour l'automne 2024, son tarif n'est pas encore connu mais Jean-Dominique Senard a déclaré mardi à Reuters qu'il était hors de question qu'elle soit absente du dispositif. "On fera le nécessaire", a-t-il dit.
Avec Reuters (Gilles Guillaume, rédigé par Zhifan Liu, édité par Kate Entringer)


