Plus d'un an après avoir mis fin à sa coentreprise en Chine avec Dongfeng, Renault retente sa chance dans le pays. Cette fois-ci, c'est avec le groupe Geely qu'il s'associe. Le constructeur chinois, maison-mère de Volvo Cars, Lotus et Polestar, l'annonce ce 9 août dans un communiqué. Le protocole d'accord prévoit une collaboration approfondie dans le domaine de la voiture hybride. L'accord semble de fait exclure les véhicules 100% électriques.
Collaborations entre Renault et Lynk&Co
Geely assemblera dans ses usines des véhicules hybrides de Renault destinés au marché chinois. En Corée du Sud, sur les terres de la marque Samsung Motors faisant partie du groupe Renault, les deux partenaires prévoient aussi "d'explorer conjointement la localisation de véhicules basés sur les plateformes de véhicules à faible consommation d'énergie de Lynk & Co pour les marchés locaux". Lynk & Co est une marque de véhicules hybrides créée en 2006 par Geely, dont le premier modèle sera bientôt lancé en Europe.
Renault a toutes les peines du monde à s'imposer sur un marché chinois très compétitif. En 2015, il s'y était lancé avec une première usine (à Wuhan) produisant le SUV Kadjar en partenariat avec Dongfeng. Sans grand succès. Commercialisé à partir de 2019, le mini SUV K-ZE (cousin de la Dacia Spring) n'a pas connu plus de réussite. Renault repart donc de zéro avec un nouveau partenaire. En 2020, lors de la présentation du plan stratégique Renaulution, Luca de Meo avait déclaré que le groupe visait "la rentabilité sur tous les marchés mondiaux d'ici à 2023". En partageant les coûts de développement et de production avec Geely, Renault espère avoir trouvé la bonne formule.



