Redéfinir le futur du « trading » - cette pratique qui consiste à échanger des titres sur les marchés financiers – avec le concours de l’IA et du calcul quantique : c’est le manifeste de Quantum Signals, une nouvelle deeptech française, précisément parisienne, dont l’existence a été révélée le 1er septembre dernier (son immatriculation remonte à fin avril).
Quantum Signals a reçu le soutien financier de Quantonation, fonds d’investissement réservé aux start-ups qui portent des technologies quantiques ou faisant appel à une physique dite « profonde » (deep physics). Elle se donne pour objectif de renforcer la compréhension et la modélisation des microstructures sous-tendant les marchés financiers.
Deux co-fondateurs expérimentés
Le parcours comporte deux étapes, dont la première est en vue : il s’agit d’établir d’un benchmark pour évaluer les modèles de prévision des cours moyens à partir du carnet d’ordre du Nasdaq. C’est là que l’IA intervient, en particulier les réseaux de neurones.
L’étape suivante serait d’améliorer ce processus en injectant des algorithmes quantiques, une fois le calcul quantique arrivé à maturité. Ce n’est pas de sitôt, mais la deeptech s’y prépare déjà.
Ses deux fondateurs sont expérimentés. Yanni Gamvros, le PDG, a travaillé chez Ilog, IBM et QC Ware, société américaine spécialisée dans le logiciel pour l’informatique quantique. Quant au directeur technique, il s’agit de Iordanis Kerenidis, qui a œuvré aussi à QC Ware. Ce directeur de recherche CNRS est reconnu comme un expert dans le domaine émergent de l’algorithmie quantique.



