Le confinement force les entreprises françaises à généraliser le télétravail pour les employés de bureau. Cette pratique va-t-elle s’installer au-delà de la crise du Covid-19 ? Certaines entreprises remettent déjà en cause la culture du présentéisme. Mais l’une des premières annonces choc vient de PSA. Le constructeur automobile a décidé le 6 mai de faire du travail à distance “la référence pour toutes les activités non liées directement à la production”.
80 000 salariés concernés
Baptisé “New Era of Agility”, ce projet a été développé en co-construction avec les partenaires sociaux, assure le groupe. Xavier Chéreau, directeur des ressources humaines et de la transformation chez PSA, indique à franceinfo que la mesure concernerait 80 000 personnes sur quelque 200 000 collaborateurs à travers le monde.
Le groupe automobile ajoute que le principe du travail à domicile “s’applique dès à présent dans le cadre du redémarrage progressif et sécurisé de ses activités tertiaires, commerciales et R&D”. Le gouvernement a effectivement encouragé les entreprises à poursuivre le télétravail après le 11 mai pour éviter une fréquentation trop importante des transports en commun.

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Une journée et demi de présence physique par semaine
La crise sanitaire a déjà permis à PSA d’éprouver ses capacités informatiques. Le groupe est passé de 18 000 connexions simultanées à son système IT mondial à 38 000 en avril. La pratique du travail à domicile a également gagné en puissance au fil des années. En 2016, le groupe ne comptait que 2 500 télétravailleurs réguliers ou ponctuels contre 18 000 en 2019.
PSA précise que des espaces collaboratifs repensés permettront toujours d’accueillir les salariés en présence physique. “Cela se traduira par une présence sur site d’une journée à une journée et demi par semaine, en moyenne”, indique l’entreprise. Dès l’été 2020, le groupe souhaite aménager ces nouveaux espaces sur des sites pilotes à Poissy (Yvelines), Vélizy (Yvelines), Carrières (Yvelines) et Sochaux (Doubs).
Céder les biens immobiliers, un levier économique
PSA justifie la mesure en évoquant plusieurs avantages : meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, réduction des trajets domicile-travail, permettre aux salariés d’élargir leur choix de lieu de vie… “Il s’inscrit également dans la démarche de neutralité carbone du groupe grâce à une réduction de son empreinte immobilière”, ajoute le groupe.
Alors que les ventes des constructeurs automobiles s’effondrent, le plan pourrait aussi permettre à PSA de réaliser des économies. “Les projets de regroupement d’activités pourront être accélérés”, indique l’entreprise.
Le groupe ne précise pas s’il va vendre des locaux dans le cadre de ce plan mais ce ne serait pas la première fois. À partir de 2011, PSA avait déjà engagé un programme de cessions de biens immobiliers de 500 millions d’euros pour surmonter ses difficultés. Il avait notamment vendu les murs de son siège parisien, qu'il avait quitté quelques années après pour la banlieue. Selon des sources de Reuters, Renault aurait également mis en vente l’un de ses derniers immeubles historiques à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) pour optimiser son parc immobilier en pleine crise du Covid-19.
Avec Reuters



