PSA voulait faire venir de Pologne des salariés de son usine de Gliwice pour travailler dans l'usine de Hordain (Nord). Mais face au tollé déclenché par cette initiative, le constructeur est contraint de revenir en arrière.
Ce transfert, au lieu de recourir à des intérimaires, a été critiqué par plusieurs syndicats du groupe, ainsi que par la ministre du Travail Muriel Pénicaud et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.
"Nous comprenons l'émotion que ce sujet peut susciter dans le contexte actuel du pays et travaillons a une solution alternative permettant de monter une équipe constituée majoritairement d'intérimaires, en substitution d'une partie importante des salariés de Gliwice (en Pologne)", a dit une porte-parole de PSA dans une déclaration transmise à Reuters. "Cette équipe supplémentaire dépendra du maintien de la demande des clients dans un contexte économique incertain et de la poursuite des aides gouvernementales en soutien du marché automobile très fortement ébranlé par les conséquences du COVID19 et les nouvelles réglementations en matière d’émissions", a-t-elle ajouté. "L'extrême gravité de ce qui frappe l’industrie automobile ne peut être ignorée."
L'usine PSA de Hordain produit des fourgons et des navettes pour les marques Peugeot, Citroën, Opel et Toyota.
Avec Reuters (Gilles Guillaume)


