Des groupes forts avant leur fusion. C’est ce que visent à démontrer les résultats financiers présentés mercredi 3 mars par les PSA et FCA pour 2020, leur dernière année en tant que sociétés indépendantes. Malgré la crise, les deux constructeurs automobiles ont réussi à maintenir des excellentes marges opérationnelles et des bénéfices nets.
Des deux groupes, le français PSA a le mieux résisté avec un chiffre d’affaires global en recul de 18,7% à 60,7 milliards d’euros en 2020, mais une marge opérationnelle de 6,1%, loin devant de nombreux concurrents. Une bonne performance obtenue grâce à "un mix produit positif ainsi que des réductions de coûts" pour la branche automobile, est-il précisé dans un communiqué.
FCA tient aussi le cap
Comme le reste du secteur, PSA a bénéficié du rebond de l’activité au second semestre. La marge de sa branche automobile a grimpé à 9,4% du chiffre d’affaires – 47,6 milliards d’euros – sur la période. Sur l’ensemble de l’année, PSA affiche un bénéfice net de 2,2 milliards d’euros. En parallèle, le groupe a annoncé qu’il verserait 3 000 euros bruts par salarié au titre de la participation et de l’intéressement.

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Dans la partie italo-américaine de Fiat-Chrysler Automobiles (FCA), le chiffre d’affaires a aussi connu un net recul de 20% à 86,7 milliards d’euros. A l’image de PSA, le constructeur a maintenu une marge opérationnelle correcte à 4,3% et généré un bénéfice net de 24 millions d’euros. Un niveau qui reste inférieur aux 2,7 milliards d’euros de bénéfice net enregistrés un an plus tôt.
Pas dans le top 4 mondial
En 2020, FCA a vendu un total de 3,43 millions de voitures à travers le monde, des volumes largement réalisés en Amérique du Nord, une région qui représente à elle seule 1,84 million d’unités. PSA de son côté a vendu 2,5 millions de véhicules, un niveau en baisse de 27,8% par rapport à 2019. A eux deux, PSA et FCA ont vendu moins de 6 millions de voitures dans le monde en 2020.
Un niveau inférieur à celui de Toyota et Volkswagen, au coude-à-coude avec plus de 9 millions d’unités, devant l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi – 7,8 millions de ventes. Hyundai-Kia a de son côté écoulé 6,35 millions de véhicules en 2020. A l’annonce du projet de fusion en 2019, Stellantis se targuait d’être le quatrième constructeur mondial en volume, un niveau perdu en 2020.
Reprise du marché en 2020
Mais Stellantis croit à un fort rebond en 2021 : ses deux principaux marchés, l’Amérique du Nord et l’Europe, devraient voir leurs ventes d'automobiles respectivement croître de 8% et de 10%. Pour cette année, le groupe veut atteindre une marge de 5,5 à 7,5% – contre 5,3% en 2020 en cumulant les résultats de PSA et FCA. Stellantis mise notamment sur la poursuite de mesures de réduction de coûts déjà lancées en 2020 pour y parvenir.
Les premières synergies devraient aussi avoir leurs effets. En parallèle, Stellantis va lancer dix modèles électriques ou hybrides rechargeables en 2021. Comme Renault en France, le groupe dit vouloir devenir un "leader, centré sur le client, dans le logiciel", et se fixe pour objectif d’attirer les talents dans ce domaine, améliorer l’utilisation des données et de l’IA, l’expérience client…



