Projet Plastice : "Nous mettons notre expertise RSE à profit", explique Laurine Friche chez Albéa

Albéa participe au projet européen Plastice qui vise à rendre la chaîne de valeur du plastique plus circulaire. Trois questions à Laurine Friche, experte Science des matériaux au sein de l'équipe RSE du groupe spécialisé dans la fabrication d'emballages cosmétiques.

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Laurine Friche est experte en Science des matériaux chez le fabricant d'emballages plastique pour les secteurs du soin, du maquillage et des parfums Albéa.

Plastiques & Caoutchoucs Magazine. : Quel rôle joue Albéa dans le projet Plastice ?

Laurine Friche. : Albéa a pour première mission de s'assurer de la conformité réglementaire des résines développées par les autres membres du consortium. Nous en validerons également la compatibilité industrielle en vérifiant leur bonne adaptation au process d'injection.

Notre groupe est spécialisé dans la fabrication d'emballages plastique pour les secteurs du soin, du maquillage et des parfums et engagé dans une politique de production responsable et durable. Nous suivons attentivement la réglementation en vigueur (PPWR, Reach… ) et mettrons donc à profit cette expertise, notamment en matière de recyclage chimique.

Albéa est également chargé, en compagnie de TotalEnergie, de tester les huiles issues d'une des trois technologies de recyclage chimique mises au banc d'essai. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Laurine Friche. : TotalEnergie va récupérer les huiles provenant de la voie liquéfaction hydrothermale + pyrolyse assistée par micro-ondes et procéder à leur caractérisation physico-chimique. L'objectif est d'identifier le procédé de vapocraquage le plus adapté pour produire des polyoléfines dans ce cadre. De son côté, Albéa va analyser en laboratoire les résines ainsi produites, toujours dans le but de vérifier leur conformité réglementaire, en s'assurant par exemple de l'absence de PFA Sou autres substances extrêmement préoccupantes (SVHC). Si ces essais s'avèrent concluants, nous vérifierons si elles s'injectent bien et, grâce à un moule dédié, testerons différentes épaisseurs, types d'écoulements, etc., dans une optique de caractérisations technique et esthétique.

Pour quelles raisons participer à ce type de projet ?

Laurine Friche. : Nous y prenons part pour plusieurs raisons stratégiques alignées sur notre politique RSE. Nous sommes engagés dans une démarche d'intégration de recyclé post-consommation, sans compromis sur les exigences esthétiques. Or, aujourd'hui le recyclage chimique n'est pas encore reconnu par l'Union européenne. Nous avons l'espoir que cette perception évolue et nous impliquons donc dans ce type de projet. L'objectif est également, grâce l'échange de connaissances, de mieux appréhender de nouvelles technologies de recyclage chimique.

Par ailleurs, Albéa est activement impliqué dans des programmes axés sur l'économie circulaire. Nous avons, par exemple, porté le projet Recymakeup, monté dans le cadre d'un un appel à projets Citeo remporté en janvier 2022, et dont l'objectif était de favoriser l'écoconception des emballages ménagers cosmétiques en plastique. Notre vice-président Innovation et durabilité, Gilles Swyngedauw, est en outre responsable d'un groupe de travail du Comité européen de normalisation (CEN) sur la standardisation des emballages cosmétiques.

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