TPE pour demain est, selon Eliza Mahdavy-Turcat, une illustration parfaite de la vision défendue par Enedis. «Cette initiative est un exemple concret d’interconnexion entre l’enjeu environnemental et une approche sociétale», confie la directrice RSE du gestionnaire du réseau de distribution d’électricité. Avec ce programme lancé au début de l’année, Enedis compte aider, en trois ans, quelque 1500 de ses partenaires – des fournisseurs et prestataires directs de moins de 50 personnes – à réduire leur empreinte environnementale grâce à un accompagnement gratuit de six mois, façonné en partenariat avec l’association spécialisée Les Canaux.
Dans le détail, la filiale d’EDF met à disposition une cinquantaine de ses salariés, qui facilitent l’autoévaluation des TPE et PME sur leurs pratiques actuelles et les orientent dans la définition d’un plan d’action, à l’instar de ce qui a été effectué avec le bureau d’études Tecnisol. Implanté près de Toulouse (Haute-Garonne), ce prestataire d’étude de sols, qui travaille pour Enedis, a lancé une installation de panneaux photovoltaïques sur son parking à l’issue du processus et un renforcement du tri de ses déchets.
Réduction des émissions indirectes de scope 3
«Les entreprises accompagnées manquent de ressources et n’ont pas toujours les compétences adéquates pour mener seules une démarche RSE», indique Eliza Mahdavy-Turcat. Et il ne s’agit pas seulement pour elles d’améliorer leur impact environnemental et social. Elles trouvent dans cette initiative une occasion de fidéliser leur clientèle, fait valoir Enedis. «Notre volonté de réduire notre propre empreinte environnementale va se traduire dans nos cahiers des charges, souligne la directrice RSE. Nous voulons continuer à travailler avec ces petites entreprises.»
Grâce au programme TPE pour demain, la filiale d’EDF espère aussi réduire ses émissions indirectes de scope 3. Pour ce faire, il faudra toutefois que les plans d’action de ses fournisseurs soient suivis d’effets, ce qui n’est pas garanti. «C’est le sens de l’histoire, affirme Eliza Mahdavy-Turcat. Nous ne sommes pas le seul donneur d’ordres à avoir ces exigences.» Avant d’en arriver là, les équipes d’Enedis ont déjà fort à faire pour susciter l’allant de certains dirigeants, déjà bien occupés par de nombreux autres sujets. La RSE apparaît comme un long chemin aux petits patrons, dont tous n’ont pas franchi les mêmes étapes.
Les autres nommés
- Etam a lancé «Petit geste Joli soutien», un projet de lingerie de seconde main pour les femmes en situation de précarité.
- Ynsect se distingue par une politique sociale innovante, notamment avec l’école des métiers Chrysalis, destinée aux nouveaux salariés.



