L'effondrement était attendu. Le groupe Renault a dévoilé mardi 12 juillet des ventes mondiales en chute libre. Le groupe au Losange, engagé dans un délicat exercice de restructuration et de repositionnement stratégique, a vu ses ventes en volume au premier semestre chuter de 29,7%, pour s'établir à juste un peu plus d'un million de véhicules (1 000 199 unités). Cette dégringolade des ventes de Renault intervient après la perte de son deuxième marché, la Russie, où le constructeur a suspendu son activité dans le sillage de l'invasion de l'Ukraine en février. Hors Russie, la baisse ressort à 12%, «dans un contexte perturbé par la crise des semi-conducteurs», précise Renault dans un communiqué.
L'arrêt de l'activité du groupe en Russie l'a privé de volumes qui avaient dépassé 270 000 véhicules au premier semestre 2021, et a fait disparaître le marché russe du top 15 des marchés Renault, remplacé par l'Italie (73 986 unités), désormais deuxième marché du groupe derrière la France (241 607 unités).
La montée en puissance de l'électrique se confirme
En lot de consolation, le constructeur automobile, dont la situation financière reste scrutée, peut se féliciter d'enregistrer de nouveaux progrès sur l'électrique et les canaux de distribution les plus rentables. «Sur les cinq pays principaux d’Europe (France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni), la part des ventes à particuliers (par opposition aux flottes, ndlr) représente 66% versus 53% au 1er semestre 2021», indique le groupe, qui se félicite d'une «progression de la part de ses ventes sur les canaux les plus rentables».
Les ventes de véhicules électrifiés, autre fer de lance de Renault qui sera au cœur d'un «capital market day» envisagé pour la rentrée, ont quant à elles représenté 36% des ventes de véhicules particuliers de la marque en Europe au premier semestre, contre 26% un an plus tôt.
avec Reuters (Gilles Guillaume, édité par Jean-Stéphane Brosse)


