Poussé par la demande d'emballages carton, Thiolat se modernise et recrute

Aidé par le Plan de relance, Thiolat, fabricant de barquettes en carton pour l'agroalimentaire et la restauration, va agrandir son site historique à Blois. Le recrutement de 77 personnes est prévu.

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Usine Thiolat Blois
Thiolat surfe sur la demande d'emballages carton pour l'alimentaire et la vente à emporter.

Propriété du groupe français Guillin depuis 2019, le fabricant d'emballages carton Thiolat accélère la modernisation de son site de Blois (Loir-et-Cher), qui emploie 150 salariés. Son programme d'investissement de 13,8 millions d'euros a reçu une aide du Plan de relance à hauteur de 800 000 euros.

De nouvelles machines de pliage, de coupe et d'impression sont prévues. Face à une demande grandissante dans la grande distribution et la restauration hors domicile, cette filiale de Guillin veut accroître ses capacités, qui sont de plusieurs centaines de millions d'étuis, barquettes et de boites pâtissières par an. Pour l'instant, l'entreprise ne prévoit pas d'agrandir les bâtiments.

«Nous ne croyons pas à la fin du plastique»

Sur trois ans, Thiolat compte recruter plus de 70 personnes : des conducteurs de ligne, des régleurs, des imprimeurs. « Ce sont des métiers techniques difficiles à pourvoir, car les formations professionnalisantes sont aujourd'hui insuffisantes. C'est pourquoi nous avons développé de la formation interne et des partenariats avec des écoles pour y remédier », dit Sophie Guillin, directrice générale de ce groupe familial de 3 000 salariés, répartis dans vingt usines.

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Le renforcement de la législation sur le plastique d'emballage dope l'activité de Thiolat, tout comme la croissance de la restauration à emporter. « Nous ne croyons pas dans la fin du plastique, car il a des qualités uniques, liées notamment à la sécurité alimentaire, et à la bonne visibilité par le consommateur du produit acheté. Notre pari, c'est de ne pas opposer les matériaux, mais d'offrir à nos clients la solution d'emballage la plus adaptée à l'usage, l'ensemble des emballages du groupe étant soit recyclable, réutilisable ou biosourcé », précise Sophie Guillin. 

5 millions investis en Isère

Le fabricant d’emballages engage un investissement de 5 millions d'euros pour sa filiale Emballages du Dauphiné, en Isère, qu'elle a repris en juin dernier avec la société Gault et Frémont. France Relance lui a accordé une aide de 500 000 euros. 

Cotée en bourse, l’entreprise Guillin a enregistré un chiffre d'affaires de 344 millions d'euros au premier semestre 2021, en hausse de 13%. Le second semestre de l'exercice n'est pas encore publié.

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