Pourquoi BMW ne veut pas internaliser la production de cellules de batteries

La production de cellules ne correspond pas à "l’activité centrale" du groupe, selon le président du directoire de BMW France, Vincent Salimon. Mais BMW renforce ses efforts de R&D en la matière.

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Siège BMW noel 2017
BMW s'est doté d'un centre de compétences à Munich mais ne prévoit pas de produire lui-même ses propres cellules de batteries.

Les constructeurs automobiles en ordre dispersé dans le domaine des cellules de batteries. En France, le groupe PSA travaille avec l’entreprise Saft, filiale de Total, sur le développement d’une filière de production en France et en Allemagne. "Nous ne voulons pas être dépendant stratégiquement d’une seule source d’approvisionnement", a une nouvelle fois défendu le président du directoire du groupe français, Carlos Tavares, lors d’une conférence de presse téléphonique le 3 mars. Une stratégie différente de celle de BMW, qui croit en la pertinence du recours à des fournisseurs pour alimenter sur ses futurs véhicules électriques et hybrides rechargeables.

"Nous voulons maîtriser l’intégration des cellules dans le pack batterie et de ce dernier dans le véhicule. Mais la production de cellules en tant que telle n’est pas notre activité centrale. C’est pourquoi nous travaillons avec des spécialistes comme CATL et Samsung", détaille à L’Usine Nouvelle le président du directoire de BMW France, Vincent Salimon. Pour sécuriser ses approvisionnements, le constructeur allemand s’est engagé à acheter l’équivalent de 10 milliards d’euros de cellules d’ici à 2031 à ses deux fournisseurs asiatiques. Dans le même temps, BMW travaille avec le Chinois CATL au développement de la production de cellules en Allemagne.

Baisser les émissions de 20%

Le groupe s’est également doté d’un centre de compétences à Munich (Allemagne) dédiée aux cellules de batteries. "Cette structure a pour vocation de déterminer les spécifications des cellules de batterie afin qu’elles soient les plus adaptées à nos véhicules", met en avant Vincent Salimon. Afin de répondre aux nouvelles normes en Europe, le constructeur bavarois va abaisser ses émissions de CO2 moyennes de 20% en 2020, en majorité grâce à l’évolution de son mix. "25% de nos ventes mondiales devraient être électrifiées d’ici 2021, puis un tiers en 2025. Nous visons 50% de ventes de modèles électriques ou hybrides d’ici 2030", développe Vincent Salimon.

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Le groupe veut également améliorer l’efficience de ses véhicules thermiques en recourant par exemple à de la micro-hybridation avec des solutions 48 volts. "Nous continuons à investir dans les solutions thermiques parce que chaque client doit pouvoir choisir son véhicule en fonction de ses usages. Le diesel reste par exemple une technologie adaptée aux gros rouleurs, tandis que notre Mini électrique permet de couvrir les besoins d’un acheteur vivant en milieu urbain", insiste le responsable BMW France.

Le constructeur travaille également avec Toyota autour de l’hydrogène, et envisage la commercialisation d’une première voiture dotée d’une pile à combustible d’ici 2025.

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