Des voitures électriques qui n’émettent pas de CO2 en phase d’utilisation... Et un appareil industriel neutre en carbone. En cohérence avec l’objectif de neutralité carbone pour 2050 adopté par plus d’une soixantaine de pays, dont la France, les constructeurs automobiles multiplient les feuilles de route pour réduire l’impact de leur production sur l’environnement.
Une décision qui passe notamment par un recours accru aux énergies renouvelables dans les usines. PSA a annoncé l’installation sur son site de Sochaux (Doubs) de 45 000 panneaux photovoltaïques sur ses parkings d’expédition. La mise en service de cet immense parc de 20 hectares, capable d’abriter l’équivalent de 10 000 voitures, sera effective en 2021.
Le travail porte aussi sur la chaîne logistique. Volvo, propriété du groupe chinois Geely, a indiqué vouloir réduire l’impact carbone de sa chaîne logistique de 25 % par voiture d’ici à 2025. Pour y parvenir, la marque suédoise accompagnera ses fournisseurs afin d’accroître, là encore, la part consacrée aux énergies renouvelables dans leur activité. En parallèle, la proportion de plastiques recyclés devrait atteindre les 25 % dans les modèles Volvo lancés à partir de 2025.
Tissu recyclé dans l'habitacle
Autre choix chez Renault : dans l’une de ses versions, la Zoé embarque du tissu fabriqué à base de rebuts de ceintures de sécurité, de textiles et de fibres de PET. Produit à partir d’un process de fabrication mécanique, le cardage, ce textile affiche des émissions de CO2 associées réduites de 60 % par rapport à celui de l’ancienne génération de la citadine électrique. Le travail est également en cours chez les équipementiers automobiles, à l’image de Bosch qui s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone dès cette année. Le géant allemand a annoncé une enveloppe de 1 milliard d’euros pour améliorer l’efficacité énergétique de ses installations. Des compensations financières sont également prévues, mais Bosch espère pouvoir les supprimer progressivement d’ici à 2030.



