[Objectif neutralité carbone] Des centres de données trop gloutons

La facture climatique des centres de données ne cesse d'augmenter. Le secteur travaille à sa soutenabilité.

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Atos nouveau datacenter à Clayes-sous-Bois, dans les Yvelines
Atos travaille à améliorer l'indicateur d'efficacité énergétique de ses datacenters.

"Le numérique devrait émettre en 2020 autant de Co2 que l’Inde en 2015", un pays de 1,3 milliard d’habitants consommant essentiellement des énergies fossiles, alertait en 2018 un rapport du think tank Shift Project. Le secteur consomme 4,2 % de l’énergie primaire mondiale et émet 3,8 % des gaz à effet de serre mondiaux.

Si rien n’est fait, cette part pourrait encore doubler pour atteindre 8 % en 2025. Selon une étude de Green.it, 56 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur sont liées à l’utilisation des appareils électroniques et 44 % à leur fabrication. Alors que ces impacts sont de plus en plus décriés, les acteurs du numérique se mobilisent. En France, l’un des pionniers à avoir travaillé sur sa neutralité carbone est Atos. Depuis 2018, l’entreprise de service numérique compense les émissions de ses centres de données, bureaux et déplacements professionnels en investissant dans des énergies renouvelables.

Pour rester aligner avec une trajectoire de 2 °C, le groupe doit réduire ses émissions de 86 % d’ici à 2050, par rapport à celles de 2012. Une réduction de 48 % a déjà été opérée. Le plus émetteur dans ses activités : les centres de données, dont Atos travaille à améliorer l’indicateur d’efficacité énergétique en rationalisant les installations électriques, en optimisant les circulations d’air, en modernisant les systèmes de refroidissement et en les équipant de panneaux solaires "pour générer son énergie propre", dessine Benjamin Bergeron, le responsable du programme environnemental du groupe.

Même vision chez Microsoft, qui vise pour 2030 un bilan carbone négatif – compenser plus d’émissions carbone qu’il n’en émet. D’ici à 2050, il veut aussi compenser tout le carbone émis depuis sa création en 1975 en investissant dans le développement de nouvelles technologies de captation du Co2, via un fonds de 1 milliard de dollars sur quatre ans.

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