Nouvelle étape dans les négociations autour du plan d’économies de Renault

Une négociation entre la direction de Renault et les syndicats doit être ouverte sur la transformation des compétences techniques et tertiaires à partir du 13 octobre 2020.

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Renault centre de recherche technocentre Guyancourt
2 500 postes doivent être supprimés dans les fonctions techniques et tertiaires en France, dans le cadre du plan d'économies décidé par Renault.

Les discussions autour du plan d’économies de plus de deux milliards d’euros décidé par la direction de Renault se poursuivent. Lors d’un comité central social et économique (CCSE) organisé le 29 septembre, les syndicats ont voté contre ce projet. Un vote consultatif, auquel a succédé jeudi 1er octobre une nouvelle rencontre entre la direction du groupe au Losange et la CFE-CGC, la CFDT, la CGT ainsi que FO, concernant la transformation des compétences de l’ingénierie et des fonctions support. Une négociation doit désormais être ouverte autour de cette question à partir du 13 octobre.

Les échanges porteront sur le renforcement des compétences par le biais de "mesures de formation, de reconversion et de mobilité internes", indique Renault dans un communiqué. Au cours de l’été, des observatoires des métiers ont été déployés au sein de l’entreprise tricolore afin d’identifier avec les compétences en voie de disparition, et celles en devenir pour chaque métier dans les domaines techniques et tertiaires, précise une porte-parole du constructeur automobile. Une base sur laquelle devraient s’appuyer les réflexions prévues dans les mois à venir.

2 500 postes dans les fonctions techniques et tertiaires

Dans l’ingénierie et les fonctions support, la direction de Renault veut réduire ses effectifs de 2 500 postes en France, "sur le principe du volontariat". Un chiffre qui correspond à plus de la moitié des 4 600 suppressions de postes prévues dans l’Hexagone par le plan d’économies annoncé en mai. "Dans le détail, environ 1 000 postes devraient concerner les fonctions support, pas loin de 300 l’ingénierie de production et les 1 200 restants dans l’ingénierie produit, principalement installée en Ile-de-France", détaille Guillaume Ribeyre, délégué syndical central CFE-CGC.

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2 100 postes seront enfin concernés dans les activités de production de Renault en France. Au-delà de ce chantier sur les compétences dans l’ingénierie et le tertiaire, quatre autres sont prévus dans le plan d’économies de Renault. Ils concernent le pôle d’excellence dédié aux véhicules électriques et utilitaires du Nord de la France, qui regroupe notamment les usines de Douai et Maubeuge, ainsi que celui consacré à l’économie circulaire organisé autour des sites de Flins (Yvelines) et de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne).

Les deux derniers chantiers sont liés à l’avenir de l’usine Alpine de Dieppe (Seine-Maritime) et à la revue stratégique des fonderies de Bretagne à Caudan (Morbihan). Mardi, les syndicats avaient justifié leur décision de ne pas voter en faveur du plan d’économies par des risques psycho-sociaux ou encore un "[déséquilibre] du plan en défaveur de la France". Dans une note, le directeur général Luca de Meo a pourtant assuré vouloir "reconnecter Renault au territoire français". Reste à voir quel sera le rôle des sites concernés par les différents chantiers à l’avenir.  

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