Les négociations entre Renault et Nissan s'annoncent complexes. Selon l'agence Bloomberg, le groupe japonais pourrait renoncer à un accord avec Renault car l'entreprise française envisagerait de partager des technologies développées au sein de l'Alliance avec d'autres acteurs, notamment le constructeur chinois Geely. Début octobre, Renault et Nissan avaient confirmé des discussions sur l'avenir de leur collaboration.
Les projets de Renault concerneraient des centaines de technologies développées par les deux partenaires, selon des sources anonymes citées par Bloomberg. Ces technologies portent notamment sur la conduite autonome, les véhicules hybrides, les batteries tout-solide ou encore les logiciels de gestion des batteries.
Une journée investisseurs très attendue
Nissan veut s'assurer que sa propriété intellectuelle serait protégée si Renault concluait un accord avec Geely visant à ce que la société chinoise prenne une participation dans son unité de moteurs à combustion interne, précisent les sources. Dans un entretien avec L'Usine Nouvelle, le directeur général de Renault avait confirmé qu'il étudiait un tel partenariat avec Geely.
Le groupe français planche depuis plusieurs mois sur un projet de réorganisation qui pourrait aboutir à une séparation des activités thermiques et électriques. Ce plan doit être présenté en détails le 8 novembre lors d'une journée investisseurs.
Un éventuel investissement de Nissan dans l'entité électrique, Ampère, fait partie des discussions entre les deux alliés. Mais les négociations difficiles sur le partage des technologies pourraient compromettre cette participation. Les dirigeants de l'Alliance doivent se réunir à nouveau mi-novembre au Japon. Mais selon les sources de Bloomberg, il est peu probable qu'un accord soit rendu public à cette occasion.
Avec Reuters (Rédigé par Valentine Baldassari, édité par Kate Entringer)


