Elles sont petites, légères, peu gourmandes en carburant, et donc des alliées de taille dans la lutte contre le dérèglement climatique. Mais les citadines sont en voie de disparition. En témoigne le choix de Renault de ne pas renouveler sa Twingo, dont la troisième – et donc dernière – génération a été lancée fin 2020, soit 27 ans après l’apparition de cette citadine iconique.
Avant le groupe au Losange, Opel avait fait le deuil de son Adam. La fin du partenariat entre l’ex-groupe PSA devenu Stellantis et son homologue japonais Toyota
sur la production de voitures de segment A devrait quant à elle signer le non-remplacement des Peugeot 108 et Citroën C1.
La raison invoquée par les constructeurs automobiles pour justifier ces arrêts en cascade ? La difficulté à générer des marges grâce à ces petits modèles… Du fait, justement, du coût croissant des technologies utilisées pour respecter le durcissement des normes d’émissions de CO2 fixées en Europe. "Les petites voitures thermiques vont disparaître à cause des règles du jeu européennes. Cela devient très difficile de rentabiliser un modèle à essence de 3,60 mètres de long", a insisté le directeur général de Renault, Luca de Meo, à l’annonce de l’arrêt de Twingo. Un cruel paradoxe.

- 2106+0.77
Mars 2026
Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
- 0=
Mars 2026
Polypropylène - 05-1-52 Chutes PP rigides naturelsVariation en €/tonne
- 1.1498+7.1
20 Mars 2026
Gazole France HTT€/litre
L'espoir électrique
Pour sauver ces petites voitures de l’extinction, l’organisme France Stratégie avait proposé en 2019 dans une note d’analyse de mettre en place un système de bonus-malus indexé sur le poids des voitures. Les modèles les plus légers auraient bénéficié d’un coup de pouce à l’achat, financé par les malus sur les véhicules les plus lourds. Une nouvelle taxe qui a logiquement suscité une levée de boucliers dans l’industrie automobile. Le projet de loi de finances 2021 a, toutefois, conservé un malus pour les voitures de plus de 1,8 tonne.
Une lumière d’espoir pour les voitures de segment A : quelques modèles ayant survécu à la tempête passent à l’électrique. La Fiat 500 – relancée par un certain Luca de Meo – s’en est déjà équipée, comme les mini-citadines à deux places Smart. Dacia a même lancé sa première voiture électrique, la Spring, sur le segment A. Des solutions pertinentes pour la mobilité urbaine, et dont le bilan CO2 en sortie d’usine reste relativement satisfaisant du fait de la quantité limitée de batteries nécessaires à leur propulsion.



