Les paris de Catherine MacGregor pour Technip Énergies

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Catherine MacGregor directrice générale Technip Énergies

Technip reprend son indépendance, après trois ans de fusion avec l’américain FMC, et se rebaptise Technip Énergies. Ce nouveau nom en dit long sur les ambitions de la Française Catherine MacGregor pour donner un nouveau souffle à l’entreprise.

Si Énergies est au pluriel, c’est parce que sa directrice générale parie sur la transition énergétique pour développer les activités d’ingénierie onshore et offshore que la nouvelle entité conserve, les activités sous-marines demeurant chez ce qui restera TechnipFMC après la scission. Elle mise sur le développement du gaz naturel liquéfié (GNL), qui représente déjà 50 % du carnet de commandes de 19 milliards de dollars avec lequel part Technip Énergies. Avec l’usine FMC de bras cryogéniques, à Sens (Yonne), qu’elle a reçue en partage, l’entreprise dispose d’un atout industriel pour l’équipement de terminaux et de bateaux GNL, appelés à se multiplier. Catherine MacGregor veut développer la conception de bioraffineries et lorgne du côté du captage et du stockage de CO2 et de la production d’hydrogène, d’ammoniac et de glycérol pour remplacer les carburants d’origine fossile. Pas de nouvelle réorganisation interne prévue pour l’instant, du moins d’ici à ce que la scission soit effective. Celle-ci est prévue pour la fin du premier semestre, le temps d’organiser la répartition des actifs et de préparer les marchés à la cotation séparée des deux entreprises, l’une à Paris et New York, l’autre à Paris, sur Euronext.

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